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et de l'office à Longwood, c'était son droit, quoiqu'il y nbusîit un peu des plaisanteries faciles, même grossières '.
Une autre série de lettres s'explique par des motifs non moins légitimes. Ce sont des lettres diplomatiques, O'Meara s'étant trouvé négociateur entre sir Iludson Lowe et Napoléon dans diverses questions : proposition faite par Napoléon de prendre un nom qui supprimât les discussions sur le titre d'empereur -; modifications h apporter aux restrictions ''; décision à prendre sur Las Cases après son enlèvement de Longwood*; question des bulletins de santé de Napoléon ^ ; question du
1. Voici celles de ces lettres dont j'ai retrouvé originaux ou copies. A la Biblioflicrjue nationale : tome III, lettres du 3, 7, li,
20 juin 181G, à Gorrequer; — tome IV, lettres du 15 et 20 août, du 23 septembre 1816, à Reade, lettres du 24 août, des 13 et
21 septembre,;! Gorrequer; — tome V, lettres du 13 décembre 1816 à Reade et à sir H. Lowe; — tome VI, lettres du 22 janvier 1817 à Reade, du 14 septembre 1817 à Gorrequer, du 22 septembre 1S17 à sir Hudson Lowe. — Au Bn'tis/i Miixeiim, tome 20r(5, lettres des 24 avril, 22 mai et 6 juillet 1816 à Reade (copies). — Forsytb, qui donne le contenu ou le texte de plusieurs de ces lettres (1, 228, 232, 372; — II, 190) en donne aussi plusieurs que ]e n'ai pas retrouvées aux Archives, probablement par défaut de recherches : lettres à Reade des 10 et 17 juillet, du 7 septembre, du 10 octobre 1816, du 11 mai 1817 (I, 298, 303, 371; — II, 3, 268).
2. Lettre à sir Hudson Lowe du 17 octobre 1816 (B. .V. 4 — original).
3. Lettres à sir H. Lowe des 7, 27 et 29 décembre 1816, les deux premières B .V. .■>, la troisième B. ,1f. 20145 (Porsyth, II, 149, 154).
4. Lettres à sir H. Lowe des 16 et 21 décembre 1816 (Forsyth, IV, 51; II, 115; — B. X. 5).
5. Ou Napoléon ne voulait pas être désigné sous le nom de général Bonaparte : lettres à sir H. Lowe des 16 et 29 octobre 1817 (B. -V. 5; — Forsyth, IV, 273).
122 0RI(;IXES DE LA LÉGENDE NAPOLEONIENNE.
buste '. On n'éprouve à les lire qu'une véritable compassion pour le malheureux négociateur, pris entre deux parties contractantes également difficiles à satisfaire ".
Mais il reste encore un nombre assez considérable de lettres adressées surtout à sir Hudson Lovve, et dont l'unique objet est de relater les conversations de Napoléon, d'une façon détaillée et complète. X'v a-t-il pas là indélicatesse, ou, pour mieux dire, espionnage? Et le comte de Balmain avait-il tort de voir en O'.Meara « l'agent secret de sir Hudson Lowe à Longwood ' » ?
Un article de O'Mearadans \e Mornin^ Chronicle du 17 mars 1823 '' expose de Aiçon dramatique les motifs qui l'auraient décidé h relater à sir Hudson I^owe les conversation de Napoléon. Le gouverneur voulait le remplacer parle docteur Baxter, s'il n'y consentait pas, et Napoléon ordonna à O'Meara de s'incliner, préférant cet espionnage au danger d'être soigné par l'homme de confiance du gouverncnr. O'Meara auiait du reste cessé ses rap-
1. Lettre à Reade du 21 juin, à sir II. Lowe du 2 juillet 1817 B. -V. 7).
2. Voir encore les lettres des 3 octobre et 16 décembre 1S16 [B. .V. 5, originaux), celle du 2i février 1817 (l'orsvtb, II, 214).
3. Riipport du 8 septembre 1816. u Ce médecin est un homme adroit et circonspect... U tient registre de ses moindres actions et paroles sans en avoir l'air, il se fourre partout, et c'est par lui qu on apprend une infinité de détails qui intéressent plus ou moins la surveillance. » (Berne Bleue, 8 mai 1897.)