‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 93 sur 286 · O MEARA · texte numérisé non relu

O MEARA

sa réponse à ces propositions était contenue dans des lettres qu'il n'adressa pas directement à O'Meara — car il avait remarqué que sa correspondance avec le docteur était soumise à de fâcheuses inquisitions', — mais à Stokoe et à Fowler, l'associé de Balcombe, qu'il supposait amis de O'Meara. O'Meara avait malheureusement quitté Sainte-Hélène quand les lettres arrivèrent, et, craignant de se compromettre, Fowler et Stokoe remirent les lettres au gouverneur. La révélation de cette correspondance et de cette entremise de O'Meara dans les affaires financières de Napoléon ruina son parti à Sainte-Hélène -, et Balmain luimême cessa de le considérer avec faveur '.

Cependant, Holmes put remplir ses fonctions d'agent financier de Napoléon à Londres. Il expédia, nous l'avons vu, des livres à Longwood; madame de Montholon s'adresse à lui pour fournir 1 200 francs par mois à son mari pour ses besoins personnels *: et Montholon lui-même semble

1. Voir la lettre précédente, — la lettre à lord Bathurst du 14 novembre 1818 — (B. M. 20124, p. 274), — la lettre du 8 août 1817 à lord Bathurst, où Holmes se plaint que ses lettres à O'Meara n'arrivent pas [R. O. 12).

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