Gourgaud, 10 juin
vait jamais un journal, il serait fort intéressant', formule dubitative qui recouvrait probablement une certitude. Il put au reste se rendre compte de cet intérêt, puisqu'il lut le journal, O'Meara une fois parti, et ne trouva que peu de corrections à y faire. Pas plus qu'au Mémorial , Napoléon n'a collaboré au Napoléon en exil, mais il l'a approuvé et avec moins de réserves que le Mémorial.
II est fort probable qu'entre la rédaction première et la publication, le journal a été modifié. On peut le comparer de façon instructive avec les autres produits de la plume fertile de son auteur, rapports à sir Hudson Lowe, lettres à Finlaison. Dans le Napoléon en exil, ont disparu toutes les anecdotes malignes, toutes les insinuations malveillantes, qui, dans les susdits écrits, n'épargnent ni les compagnons de Napoléon, ni Napoléon luimême ^. En ce sens, l'appréciation du docteur Henry sur YExposition de O'Meara peut assez exactement s'appliquer au Napoléon en exil : « more