‹ Les origines de la Ligue de l'enseignementChapitre 11 sur 89 · EX FRANCE · texte numérisé non relu

EX FRANCE

qui en ont pris rinitiàtive, parce qu^ii n^y a dHnitiatiye que là, et c^était à Strasbourg, pour bien £adre, qu^il fallait fonder la Revue germai nique. Là était sa véritable place. C'est de là qu'elle devait aller à Paris. Et cette œuvre collective ne prendra sa valeur réelle que quand elle sera escortée de nombreux travaux individuek, témoignant de Pintérét général qui devrait s'attacher en Alsace à la mission que ses fondateurs se sont donnée.

Ce n'est pas assez d^une Revue^ ni même de deux en y comprenant la Revue d* Alsace^ pour le travail intellectuel d'une province : ce n'est pas avec cela qu'elle pourrait se vanter, si l'on veut parler décentralisation, d'avoir fourni son contingent au recrutement littéraire du pays. Nous sommes ici, entre Strasbourg et Bflle, dans le berceau même de l'imprimerie, et quand je pense qu'en Amérique, sur cette terre qui n'existait pas pour l'Europe quand Gutenberg a mis sous presse sa première Bible, quand je pense que là, les pionniers du désert ne fondent pas une bourgade, avec dix maisons en bois, sans que l'une d'elles ait son imprimerie, j'avoue que je suis un peu honteux pour l'Alsace du maigre hommage qu'elle rend dans la pratique à celui qui a sa statue en face la cathédrale de Strasbourg. ^Uez demander à Decker, le seul imprimeur de Colmar à moi connu, ce qui sort de ses presses en un an !

A Dieu ne plaise que je vienne prêcher ici la morale des Précieuseg Ridicules^ et dire ^avec Madelon :

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