LA DIFFUSION DE L'INSTRUCTION
Un des premiers et des plus importants besoins de notre pays est indubitablement la diffusion de rinstruction primaire. Sans elle, la grande majorité de jiotre peuple restera en dehors de la communion universelle des idées de civilisation et de progrès.
Combien elle Importe à la prospérité et à l'agrandissement de notre partie, il est inutile de le démontrer; tout homme instruit et ayant du cœur en est intimement convaincu.
Mais pour atteindre ce but, il n'y a qu'un moyen efficace : e^est d'établir dans toute la République TiNSTRUCTiON PUBLIQUE ET OBLIGATOIRE, et de mettre les autorités locales en demeure d'augmenter les écoles en la proportion nécessaire.
Déjà le gouverneur de San-Luis-Potosi a donné I*exemple, en ordonnant aux administrations communales de faire figurer en tête de leur budget les dépenses d'instruction primaire, et déclarant en vigueur le décret du 7 novembre 1860, dont les premiers articles établissent que .toute commune et tout domaine dont la population dépasse cinquante familles doit avoir une école primaire payée, dans la commune, par les hej>itants, dans le domaine, par le propriétaire, sans que, pour cela, OR puisse augmenter les heures de travail ni diminuer les gages. L'ordonnance du gouverneur porte également que» dans toute conunune ayant plus de cent familles, l'administration municipale sera tenue d'établir une école de filles, en se concertant à ce sujet avec la junte de l'instruction primaire. Espérons que toutes les autorités du pays imiteront un aussi bel exemple.
La capitale de la République et une grande par*
tie de ses principaux centres de population ont fati de notables progrès sous ce rapport; mais il est indispensable que le réseau de nos éo^lea s'étende jusque sur les plus petits groupes d'habitations dans lacampagee; il faut que rinstruction, l*agent principal de la vie intellectuelle et morale, pénètre dans toutes les parties du corps social.
U est du devoir de tout citoyen de meUre au service de cette grande cause lout ce qull peut exercer d'action personnelle. Aucune influence ne peut lui être plus utile que celle de la presse péricK dique^ et c*est pour cela que^dans cette publication, dont Tobjet exclusif est la propagation et Tamélioration de renseignement, nous faisons appel au concours de la presse et de la capitale et des Etats, pour qu^elle appuie nos idées et se mette avec nous à la poursuite d'un si noble but.
La société lancastérienne, convaincue de la grandeur de la mission qu'elle s*est donnée, et animée d'une foi profonde dans le bon résultat de son action civilisatrice, travaillera à la diffusion â» rinstructipn primaire, jusqu'à ce que sa bienfaisante lumière éclaire tous les foyers domestique» et entasse autant de sanctuaires sacrés de démocratie, dont les reflets illuminent de toutes parts notre patrie. Alors seront assurés son bonheur et sa liberté.
Le Mexique se décide à prendre le bon parti^ et Ton battra des mains, en France, à chaque pas décisif qu^il fera dans cette voie de salut. Seulement, je me demande ce que Ton dirait des ordonnances du gouvern^nent de San-Luîs-Po« tosi, dans ces « petit fiefs ■ dont parle M . Roiy^ où rignorance est obligatoire.
MOUVEMENT EXTËRIEUa 681