‹ Les origines de la réforme (volume 2)Chapitre 6 sur 87 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

Widor, sans les soins pieux de disciples, d'admirateurs et d'amis, au premier rang desquels il faut compter MM. Robert David, René Pinon, Rébelliau et Barthélémy, et tous ceux qui ont contribué à mettre au point le manuscrit d'Imbart et à en combler les lacunes, M. le pasteur Pannier, M. Pierre Mesnard, M. Abel Lefranc, M. Paul Therriat, M. Loirette et maints de nos archivistes, sans le concours inappréciable de M. Pommeret, qui a assumé à lui seul tout le travail de transcription, de coordination, de vérification et de retouches que nécessitait le manuscrit de son maître et ami, jamais cette œuvre n'eût pu voir le jour. Telle qu'elle se présente aujourd'hui, elle demeure assurément imparfaite : les notes, dans lesquelles Imbart avait ramassé une documentation considérable, ont dû être, dans bien des cas, supprimées ou réduites, faute des précisions indispensables; les statistiques des procès d'hérésie instruits par les divers Parlements, et qui établissaient, — conclusion capitale, — que le nombre des victimes était en proportion infime avec le nombre des inculpés, ont dû être laissées en blanc; du dernier livre, auquel son caractère purement et solidement historique conférait un intérêt capital, nous n'avons pu donner qu'une ébauche, et l'effet en sera très affaibli par de graves lacunes. Cependant, c'est avec une ferme confiance que nous présentons au grand public intelhgent un livre qui, en dépit de son inachèvement, s'égale aux plus beaux travaux qu'ait inspirés Calvin et, au dire des meilleurs juges, les surpasse.

Il répond à la haute conception qu'Imbart de la

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