‹ Les origines de la réforme (volume 2)Chapitre 81 sur 87 · CHAPITRE IV LES PREMIERS CHOCS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV LES PREMIERS CHOCS

Le chapitre inachevé devait être suivi d'un autre dans lequel l'auteur eût montré que « le Calvinisme, arrêté en Allemagne et au nord par le nationalisme religieux, rejeté vers l'occident, avait besoin de la France », et que « la France était destinée à être le champ clos de la lutte où les deux formes internationales du christianisme allaient s'entrechoquer ».

Ce dernier chapitre nous eût fait assister aux « premiers chocs ». Ils résultent, d'une part, de « l'extension des mesures répressives », d'autre part, de « résistances à main armée », du progrès « des assemblées et des prêches » avec « recrudescence des bris d'images ». Les haines s'exaspèrent ; l'esprit protestant se transforme : il « aspire à la conquête du pouvoir », il appelle la force à l'appui de la doctrine. Des « manifestations publiques », premiers indices de troubles rehgieux, accusent « la faillite de la poHtique de répression ». « Une politique de tolérance s'ébauche au sein du Parlement de Paris. » En 1559, le roi fait à Cateau-Cambrésis « une paix de résignation et de sagesse », mais, la même année, à cette heure d'accalmie européenne, la mort ne lui permet pas d'apporter « une solution au problème religieux qui domine désormais la vie et l'activité de la nation ». « La fm du règne est triste. » Henri II laisse le royaume à « un enfant » ; et, dans le heurt « des croyances et des partis, la grande crise où faillit sombrer la France va s'ouvrir ».

Préface, par Jacques Chevalier.

Page 1