Dupont-Ferrier, ouv. cit., p. 4o.>4o
2. Le Parlement contre le duc de Bourbon, X** 1301, f» 76 v*. Le procureur général devra s'enquérir « si ledit duc esdits pays a trop de ressors afin de requérir... que aucuns des juges du duc soient aboliz » (18 mars 1494).
3. A. N., X*' 1495, r 288. Le procureur général contre le comte de Dampmartin : revendication des seigneuries de Gournay, Crécy, Moret; arrêt faisant jouir le roi par provision (15 juill. 1488). — /rf., 1505, f* 124. Le procureur général contre Jean du Fresnoy : sommation de montrer les titres de son fief (23 avril 1500). — /d., 1309, f** 294. Commission délivrée par les gens des comptes pour •• prandre, saisir et mectre en la main du Roy • à la mort du duc de Bourbon, son duché d'Auvergne. Les lieutenants du Imilli de Montferrand mettent la main sur le duché et font lever les revenus par des receveurs royaux (7 sept. 1504). — Id,j 1511, f" 69 V. Le procureur général réclame au nom du roi la terrede Lalinde, commise au vicomte de Turenne (24 fév. 1506). — Id.j 1316, r 290. Revendication par le procureur général contre Artus de
mouches incessantes, irritantes, ces piqûres faites aux privilèges, aux intérêts, aux amours-propres, ofûciers royaux rivalisent de zèle. Ils y mettent toute la haine de la robe contre les gens d'épée. C'est que dans cette lutte, il y a une rivalité de classe. En défendant les droits du roi, c'est leur suprématie qu'ils défendent, avec toute la ténacité des légistes et Torgueil des parvenus. En 1510, le seigneur de la Brède ne s'étant pas levé, pendant une procession, devant les membres du parlement de Bordeaux, ceux-ci le font saisir, enfermer à la Conciergerie, où il reste trois semaines. En même temps, ils accueillent un de ses hommes qui est venu demander justice. Le seigneur est condamné à 300 livres de dommages-intérêts, 1000 livres d'amende; sa juridiction est suspendue pour trois années*. Or, multipliées contre les petits, ces vexations n'épargnent pas les plus puissants. On peut voir, par les registres du Parlement, de quelle manière les officiers royaux en usent avec le duc de Bourbon, cousin du roi, leurs démêlés continus, l'audace croissante de ces robins, juges, sergents, notaires royaux qui (( pullulent » dans ses terres et instrumentent sur ses sujets *. Ils attendent à peine son dernier soupir pour mettre la main sur le duché d'Auvergne, expulser les officiers nommés par la duchesse et s'emparer des revenus. 11 ne faut pas moins que l'intervention répétée du roi pour faire lâcher prise à ces spoliateurs.
Villequier et Gui de Pons des seigneuries de Marennes. Bronze, Charroulx, Montesglin et Arvert (16 sept. 1514). Cf. dansLuchaire, ouv. cit., les procédures analogues des procureurs généraux contre la maison d'Albret. — En Provence, les maîtres rationaux ne laissent même pas aux seigneurs le droit de disposer de leurs terres vacantes; ils délivrent des lettres d'investiture et touchent les lods et ventes. — (Etats du 22 fév. 1515, a. 23. A. D., B.-du-Rhône C. 2056, f^ 382 et suiv.)