‹ Les origines de la réformeChapitre 77 sur 198 · A. N., LL. 1213. Saint-Denys, r» lU v · texte numérisé non relu

A. N., LL. 1213. Saint-Denys, r» lU v

5. Agen. A. M., FF. 148. — Sens. A. N., JJ. 211, n» 738 (oct.,déc. 1483). — Poitiers. JJ. 219, n" 206 (avril 1488). — Angoulême. B. N., Fr. 5093, r 120. — Nimes, JJ. 230, no 181. De mùme Montpellier est encore dépeuplée on I483(A.N.,JJ.210 n*» 230). Narbonne également (/rf., 216, n** 25). Quelque part qu'on doive faire à Texagération, on ne doit pas moins tenir compte de ces renseignements fournis par les villes elles-mêmes.

forces économiques préparent l'éclosion d'une France nouvelle et cette évolution des intérêts va provoquer un changement dans la société.

De toutes les sources de la richesse, la terre est la plus ancienne et a été la plus féconde. C'est à elle surtout qu'au IX*, au xn" siècle, la France a du sa prospérité. C'est par elle que, à la fin du xv*' siècle, va se restaurer la vie économique. Défricher le sol, faire reculer le pâturage ou la forêt devant la culture, rappeler les populations dans les campagnes, telle est l'œuvre urgente à accomplir. Elle est due à toutes les classes de la nation, mais, comme jadis, ce sont les monastères ou les églises qui y prennent la plus large part.

Les mesures de Charles VU autorisant les propriétaires h reprendre toutes leurs censives et à les bailler à nouveau cens permirent ces progrès '. Dans le Nord, Ile-de- France, Normandie, Maine, désormais h l'abri des incursions étrangères ou des guerres intérieures, le travail de défrichement commence avec la fin du règne. Il se propage dans le dernier tiers du xv*' siècle. De 1457 à 1462, Saint-Denys reconstitue des censives et baille sous cette forme près d'un millier d'arpents en friche '. Dans le Maine, l'abbaye de Vaas, en 1460, restaure ses tenures. En 1474, le chapitre de Coutances met en culture les forêts de Brix, Barnavalt, Râpée. En 1487, les documents nous signalent les défrichements faits dans la forêt de Pcrseigne, en 1493, ceux de la forêt d'Orléans; dans la première, ce sont les moines de Tiron, dans la seconde, les chanoines de Jargeau qui établissent des cultivateurs et partagent le soP. En Champagne, en 1496,

1. Lettres données à Saint-Denys (A. N., LL. 1213, f" 1, li47). Id., à SainlrGermain-des-Prés pour Esmans (LL. 10G6, f" 1, 1458).

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