Sam., VIII, 11 ; Chr., XVIIL
Die Phonisier, 1. Il, 2, CIN.
troisième lieu Béryth, trois villes qui se rattachent ellesmêmes à celles de Hamath et de Thapsach et qui ne font que continuer l’échelonnement indiqué plus haut. On sait que les migrations des peuples de la côte de Phénicie sont figurées par des migrations de leurs dieux-archigètes. Or, le premier de ces dieux qui partit de là, pour parcourir
les mers de l’ouest, fut le dieu même de toute là race, El
ou Baal l'Ancien, que les Grecs ont assimilé à Cronos et qui est donné comme le fondateur de Byblos et de Beryth*.
Après les migrations de « l'Ancien des jours », viennent
celles d’Astarté, la déesse de Sidon, qui « erra par toute la terre * », et, en troisième lieu, les voyages de l’archigète
de Tyr, Melcarth ou Hercule.
À quelles époques remontent ces différents mouvements ? Il est impossible de le préciser. Ce qu'il y a de certain, c’est que l'invasion de Nemrod, même dans la table généalogique du chapitre X de la Genèse, a un reflet archéologique et légendaire parfaitement caractérisé. La Bible, en effet, la place peu après le déluge, c’est-à-dire à l’origine des traditions particulières dont elle s’est inspirée, et Bérose* donne au prince qui rêgna le premier dans le pays des Chaldéens , immédiatement après ce même déluge, le nom d’Évechios ou Évechoos, et à son fils et successeur celui de Chomasbel, deux dénominations incontestablement couschito- sémitiques Cédrenus et le Syncelle ® vont même jusqu'à confondre Nemrod avec la première de ces dénominations. D’après Bérose, la dynastie qui commence à Évechios n’aurait pas duré moins de