‹ Les origines de la religionChapitre 128 sur 219 · IV. — VENUS IN CALAMIS · texte numérisé non relu

IV. — VENUS IN CALAMIS

était, au temps de David', le centre d’un petit royaume indépendant, est rangé par la Table généalogique du chapitre X de la Genèse dans la descendance de Chanaan, dont Sidon est qualifié de fils aîné. Ces différents établissements, auxquels on donne pour fondateur soit le dieu El lui-même, soit un autre archigète mythique , sont tous rattachés à Sidon, qui a été un des premiers grands ports sur la Méditerranée, et remontent, par conséquent, à l’antiquité la plus haute. Ils étaient reliés par une chaine d’autres établissements à l’ancienne mer Érythrée, et c'était par cette voie, dit Movers, que se faisait le commerce de l'Asie avec l'Inde et l'Arabie méridionale?. Comme il n’est pas présumable que les Phéniciens aient pu, des bords de la Méditerranée, où ils étaient à peine établis, à l'époque où remontent ces traditions , échelonner tant de colonies puissantes dans une direction aussi importante que celle-là, nous croyons devoir préférer une autre conjecture. À notre avis, les établissements sur les côtes de notre mer intérieure ne sont pas le point de départ, mais le point d'arrivée de ce développement du commerce phénicien en Orient, et les comptoirs précités doivent être tenus pour autant de jalons qui indiquent la route suivie par la grande fraction marchande des enfants de Cousch depuis le golfe Persique. Cette conjecture est d'autant mieux fondée, que les inductions les plus légitimes de faits historiques incontestés l’appuient plus fortement que toute autre. Il ressort, en effet, de l’ordre dans lequel les traditions relatives aux différentes colonisations parties de la Phénicie se présentent à nous, que les premières haltes des Phéniciens sur la Méditerranée, les points auxquels se rattachent les plus anciennes colonies phéniciennes, sont d’abord Arados, Biblos ensuite, et en

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