‹ Les origines de la religionChapitre 170 sur 219 · VII: — ANNA-DIDON · texte numérisé non relu

VII: — ANNA-DIDON

de guerre que leur avait paru présager la vue de quatre chevaux blancs paissant dans la campagne. On les voit ensuite tirer vers le sud, longeant toujours les côtes de l’Italie, puis celles de la Sicile, doubler le cap de Pachynum, et remonter jusqu'à Drépane, où ils abordérent encore et où mourut Anchise. Enée élevaà son père un tumulus sur lequel un an plus tard, à son retour de Carthage, il répandit des libations et fit des sacrifices, accompagnés de combats nautiques et de jeux dont la description forme la plus grande partie du V° chant de l'Énéide. Un trait, surtout, dans le récit de Virgile, est ici caractéristique. Énée, suivi -du vieil Aceste, d'Hélymus, d’Ascagne et de toute la jeunesse troyenne, venait de faire sur la tombe paternelle Jes libations d'usage et de la joncher de fleurs, quand tout à coup du fond du tumulus sort un énorme serpent, dont le corps se replie en forme d’anneaux, au nombre de sept, autour du monument, où il rentre ensuite, après avoir effleuré les mets sacrés et goûté aux offrandes.

.... . Adytis quum lubricus anguis ab imis Septem ingens gyros, septena volumina traxit, N Amplexus gi tumulum, lapsusque per aras.

RO à . Ille, agmine longo Tandem inter pateras et levia pocula serpens, Libavitque dapes, rursusque innoxius imo Successit tumulo et depasta altaria liquit!.

Nous avons dit plus haut que, à la transition du Chthonisme pur au Sabéisme, les Cabires devinrent les sept planètes, dont la marche sinueuse, ainsi que s'exprime Clément d'Alexandrie ?, avait son symbole dans les replis du serpent. D'autre part, nous savons que le serpent était un des attributs cabiriques* et que les Cabires figuraient

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