‹ Les origines de la religionChapitre 200 sur 219 · VII — ANNA-DIDON · texte numérisé non relu

VII — ANNA-DIDON

tent la divinité en question sous son double aspect de courtisane et de guerrière, avec les noms de Xedesch et de Ken !, pour la première de ces deux faces, et celui d'Anata pour la seconde, cette dernière armée du bouclier et de la lance *. Dans les inscriptions cunéiformes, la divine Ischtar, celle-là même qui répondait le plus directement au côté féminin de la dénomination An, n’est pas seulement une Vénus hétaïre, c’est encore « la déesse des combats, la reine des victoires* », et des cylindres la montrent debout. sur un taureau, coiffée de la tiare et armée de l’arc, du carquois et des flèches *, toutes armes qui, à l’origine, étaient plutôt celles de l’amour que les armes de Mars proprement dit.

1. Le nom de Kedesch répond à la Kedeschah ou prostituée sacrée des religions sémitiques, et celui de Ken ( en copte Koun) au Kteis grec.

2. De Rougé, Mém. de l'Acad. des Inscript., nouv. série, t. XX, Re partie, p. 174. — De Vogué, Journal asiatique, 1867, p. 127. — Brughsch, Geograph. Inschriften, t. I, p. 134, où la déesse est opposée, comme aspect femelle, à Set, le dieu du courage militaire.

3. H. Rawlinson, Dissert. dans le tome IV de la trad. anglaise d'Hérodote de George Rawlinson, p. 634.

4. Lajard, Culte de Mithra, pl. XVII, 10; XXXVIIL 8 et 3; XXXIX, 5.

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