‹ Les origines de la statique (volume 4)Chapitre 22 sur 31 · I-'-s raisonnements, assez confus d'ailleurs, que Cardan · texte numérisé non relu

I-'-s raisonnements, assez confus d'ailleurs, que Cardan

<\> Les Livres de IlieromeCardanus, médecin milannois, intitulés delà Subtilité ci subtiles Invention s, ensemble ies causes occultes et raisons d'icelles, traduis de Latin en François par Richard de Blanc. Paris, Charles L'Angelier, 1836.

développe au sujet de ces questions de stabilité sont essentiellement ceux que nous trouvons dans les notes de Léonard de Vinci.

L'erreur commise par Aristote était, nous l'avons vu au Chapitre VII, un simple lapsus ; tout lecteur attentif la devait rectifier ; mais corriger, si peu que ce soit, le Philosophe n'était jamais réputé œuvre de mince importance.

A l'époque qui nous occupe en ce moment, c'est-à-dire au milieu du xvie siècle, les Quœstiones mechanicœ d'Aristote, qui n'avaient presque été l'objet d'aucun commentaire suivi, furent exposées avec beaucoup de précision et de soin par le savant Alexandre Piccolomini (1). Piccolomini, lui aussi, remarqua l'inadvertance d'Aristote; mais il n'osa reprendre le Stagirite qu'avec des précautions infinies (2) : - Le texte des paroles d'Aristote est très défectueux en ce qui concerne cette question ; pour établir le véritable sens qu'il convient d'attribuer à ce texte, nous avons dû faire un grand effort ; nous nous sommes servis d'un instrument matériel pour reconnaître par les sens ce que la démonstration avait découvert à notre intelligence ; une telle vérification expérimentale est de grande importance selon la doctrine péripapéticienne ».

(I) Alexandri Piccolominei in mechaaicas quœstiones Aristotelis paraphrasis paulo qui iem plenior, ad Nicolaum Ardingheilum Cardinalem amplissinrmm (A la dernière page : Excussum Remise apud Antonium Biadum Asulanurn, Tertio Non. Januarii MDXLV1I). — Le même ouvrage a été réédité : Venetiis, apud Curtium Trojanum, MDLXV. — 11 a été également traduit en italien sous ce titre : A. Piccolomini, Sopra le mecaniche d'Aristotile, trad. da 0. V. Biringucci. Borna, Zanetti, 1582.

(•2) Edition de 1547, p. 22, verso.

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