‹ Les origines de la trépanation décompressive. Trépanation néolithique, trépanation pré-colombienne, trépanation des Kabyles, trépanation traditionnelle. Avec 32 figuresChapitre 16 sur 64 · CHANTE DE LA LOZÈRE · texte numérisé non relu

CHANTE DE LA LOZÈRE

Pig. 3. — Pièce de la collection Prunières, au Muséum d’histoire naturelle du Jardin des Plantes, photographie originale par M. Cintract.

Trépanation néolithique.

La figure 4 est la photographie d^’un crâne trouvé dans une grotte de Nogent-les-Vierges.

Le crâne est intact et bien conservé. La baie de trépanation est énorme. La marge de l’ouverture est bien lisse et certainement a été le siège d’une cicatrisation complète. C’est l’un des orifices les plus importants que l’on ait observés. Il mesure 0,082 millimètres de long sur 0,062 millimètres de large.

Ici, comme dans les cas précédents, la marge a une certaine obliquité, mais n’a point ces dimensions considérables que l’on peut observer dans les essais de trépanation par grattage.

Ce crâne est très anciennement connu. Il a été trouvé en i854 dans une caverne à Nogent-les-Vierges et intitulé crâne de Bellovaque par son inventeur Houbigant.

Thurnam, dans son mémoire On Gaulish and British skulls à la Société anthropologique de Londres, le décrit comme atteint d’une blessure de guerre, (Londres, T. I, i865, page 484).

Hamy dans le Bulletin de la Société anthropologique (i 874 jP - ^oS) décrit aussi l’orifice crânien comme blessure de guerre.

L’étude attentive du crâne que j’ai faite, m^’a montré la parfaite régularité de Lorifice, une marge uniformément développée, une cicatrisation régulière avec état Irêse. Il est évident, à considérer cette pièce avec les éléments de comparaison que nous possédons aujourd’hui, qu’il s’agit d’un type de trépanation préhistorique. C’est l’opinion très autorisée du professeur Verneau.

Page 1