FORMES DIVERSES
Irépanation, la marque de réparation n’est pas toujours très uniforme. En certains points, elle est plus épaisse. Toujours cette modification de la périphérie de l’orifice qui lui donne une apparence lisse, manque un peu de rég-ularité, ce qui se conçoit, car le mode de réparation a dû varier, suivant la contusion plus ou moins intense de Tos, avec la manière dont Tos s’est réparé et peut-être avec l’âge du sujet.
11 faut bien se garder de confondre cette apparence très vraisemblable de la réparation avec une autre disposition que certains observateurs ont considérée comme représentant le comblement de l’orifice en voie d’évolution et qui n’est qu’une trépanation incomplète, une sorte de cuvette osseuse à fond mince représenté seulement par la table interne conservée.
C La forme des ouvertures est variable; les contours sont le plus souvent arrondis, ovalaires; quelques-uns sont elliptiques, très allongés.
On trouve plus rarement des formes rectangulaires.
Sur les crânes néolithiques, on trouve souvent à une extrémité de l’orifice une sorte d’autre orifice plus petit qui lui est annexé et qui le déforme (Voir PL i).
La forme tout à fait carrée n’existe guère pour ces crânes néolithiques. On la trouve au contraire sur certains crânes péruviens, sur lesquels on observe aussi le tracé de lignes droites d’incision qui n’ont pas été creusées au même degré suivant leur longueur, j
Sur la marge de beaucoup d’ouvertures crâniennes, on voit des dentelures variables en profondeur, formant un ou deux festons.
Sur certains crânes péruviens, on trouve l’orifice absolument entouré de festons très accentués. J’en ai fait photographier un, car j’attache beaucoup d’importance à la constatation de ce caractère (fig. 9).
Une condition de ces trépanations doit frapper beaucoup : c’est la dimension énorme de certaines de ces ouvertures. Nous avons donné la photographie d’une des plus grandes : celle d’un crâne trouvé dans une caverne, à Nogent-les-Vierges. L’orifice est
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énorme mesurant un tiers de la surface crânienne latérale. Le sujet a survécuj et probablement long-temps^ caria cicatrisation des marg-es de l’ouverture est très parfaite. La gravure très fidèle de la photographie en peut donner une bonne preuve. Si on la regarde attentivement, il est facile de constater l’aspect lisse que nous avons
observé sur la pièce, sur laquelle l’ouverture des orifices du diploë est complètement effacée.
L ne autre condition des orifices est aussi remarquable au point de vue de la médecine opératoire, c’est leur multiplicité.
(1) Ces dtoenswns n’ont été dépassées que dans la chirurgie moderne. J’ai montré des ■orifices de 1 sur 8 centimètres. muuue ues
Fig. 16 — Trépanation néolithique. Crâne de la caverne de Nogenl-les-Vierges. Enormes dimensions de l’orifice : 82 millimètres sur CO (1).