‹ Les origines de la trépanation décompressive. Trépanation néolithique, trépanation pré-colombienne, trépanation des Kabyles, trépanation traditionnelle. Avec 32 figuresChapitre 24 sur 64 · TRACES DE REPARATION · texte numérisé non relu

TRACES DE REPARATION

térant l’orifice de trépanation, puisque j’ai suivi pendant de longnes années, un g^and nombre de sujets chez lesquels j’avais fait des trépanations ouvrant des baies quelquefois considérables 7 sur 8 centimètres. Or, dans tous les cas, ces orifices étaient, en apparence sur le vivant, si bien comblés et si bien défendus que je n’ai jamais eu l’occasion de faire porter un appareil prothétique, même chez des épileptiques. Le cerveau restait défendu, malgré ces conditions très défavorables. Pourtant les parties dures, résistantes qui défendaient le cerveau, n’avaient en réalité rien d’osseux. Le fait est facile à vérifier, même sur le sujet vivant. Dans les autopsies, ou au cours de nouvelles opérations, il m’a été facile de le constater de visu.

La croyance à la formation d’un tissu osseux de nouvelle formation remplissant l’orifice de trépanation est une sorte de légende, de mythe auquel on a cru parce que les pièces anatomiques sur lesquelles on l’a fondée, ont été insuffisamment examinées.

11 était nécessaire de rappeler ces observations, car sur les crânes préhistoriques, comme sur les crânes de l’époque gallo-romaine, comme sur les crânes américains de la période pré-colombienne, les traces de la réparation sont toujours bien conformes avec ces notions. 11 ne faut pas en chercher d’autres. On ne trouve pas de baies oblitérées par des dépôts osseux de nouvelle formation.

Les orifices osseux ont gardé la forme qu’ils avaient dû avoir après 1 operation. La marge meme de l’orifice a son inclinaison oblique, parce que la table externe a été plus largement entamée que l’interne.

Mais sur cette marge les canaux osseux sont oblitérés ; cette marge présente un aspect lisse qui lui donne presque l’apparence de la surface sous-épicrânienne de l’os.

On peut même, après avoir examiné cette marge, déterminer avec beaucoup de probabilité si le sujet a survécu ou s’il est mort peu après 1 opération. La très grande majorité des crânes portent ces traces de réparation, et par conséquent de survie.

On peut même remarquer que sur le pourtour de l’orifice de

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