AGE DE LA TRÉPANATION
Mais peut-on affirmer à la rue d’un crâne que la trépanation que l’on obserre a été pratiquée pendant l’enfance et que le crâne n’a subi son développement qu’après cette trépanation?
Je ne veux pas nier le fait à priori. Mais je puis certifier que sur aucun des crânes sur lesquels j’ai pu constater la trépanation la plus évidente, je n’ai pu constater aucune disposition pouvant permettre d affirmer le fait. J’avoue même que je ne vois pas comment on pourrait faire cette preuve.
Pourtant ce serait un fait capital à élucider. Broca et de Baje avaient accepté le fait comme très commun, et cette constatation servit à l’édification de toute une théorie de cette trépanation, -théorie romanesque qui était encore favorisée à mon sens par une autre erreur d’observation.
Broca tenait à affirmer que la trépanation ne se faisait que chez les enfants.^ parce qu’il admettait que la trépanation se pratiquait par g-rattag-e; et, pratiquement, ce g-rattag-e n’aurait été possible que chez de jeunes enfants.
D’hypothèses en hypothèses, il avait été amené à admettre que la trépanation pratiquée chez les enfants devait être une initiation religieuse et il avait échafaudé sur cette idée un bon nombre de suppositions sur lesquelles d’autres encore avaient brodé après lui. ^
Or, quoique nous soyons bien libres d’imaginer tout de ces peuples sur lesquels nous ne savons rien, nous ne pouvons pas ne pas critiquer 1 enchaînement fantaisiste des suppositions auxquelles on peut opposer des interprétations plus simples.
Je ne crois pas, pour mapart, à la généralisation de la trépanation par grattage, trop longue à opérer et ne donnant pas de rondelles. Je crois, au contraire, à un procédé simple et rapide se pratiquant bien sur le crâne adulte.
Mais en outre cette question de l’enfant est capitale.
Non seulement je ne considère pas que les pièces que l’on a signalées puissent montrer que la trépanation avait été faite chez l’enfant; mais, sur les crânes d’enfants des époques de la trépana-