‹ Les origines de la trépanation décompressive. Trépanation néolithique, trépanation pré-colombienne, trépanation des Kabyles, trépanation traditionnelle. Avec 32 figuresChapitre 33 sur 64 · PAS DE FRACTURES · texte numérisé non relu

PAS DE FRACTURES

la région crânienne correspondant à la rég'ion des centres cérébraux motem-s que la trépanation est commune.

Sur la suture sag'iltale, on ne les rencontre g'uère ; si bien qu’avec un peu d’imag-ination, on pourrait supposer d’une part que ces sauvages avaient une idée des centres moteurs, et d'aulre part, qu’ils savaient se garer du sinus longitudinal supérieur. On trouve les orifices sur les autres sutures.

En étudiant le crâne des Kabyles, on retrouve une localisation très analogue et l’on peut supposer un procédé semblable pour éviter certaines régions dangereuses ou réputées telles. J

Absence de fractures.

^ 11 n est pas sans interet de remarquer sur les crânes sur lesquels on observe la trépanation préhistorique un autre fait anatomique : on ne trouve pas en général de traces de fractures.

Gela peut tenir à plusieurs raisons.'l

La première est évidemment que la trépanation était pratiquée dans 1 immense majorité des cas pour d’autres accidents que pour la fracture du crâne.

Dans les cas où elle pouvait être pratiquée pour la fracture, il est très possible que la coutume fût d’enlever les esquilles et toute la surface crânienne voisine de la fracture, si bien que toute trace de la fente crânienne disparût pour laisser en place une cavité irrégulière analogue à celles que nous observons en certains cas.

U aurait eu alors que les cas de fente se prolongeant au loin

qui auraient pu nous conserver les traces de la fracture pour laquelle la trépanation avait été faite ; et ces fentes n’ont pas été

observées .3

Age des crânes et survie.

Il serait sans doute fort intéressant de faire une enquête sur l’âge probable auquel a été faite la trépanation. Mais comment faire cette enquête?

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