‹ Les origines de la trépanation décompressive. Trépanation néolithique, trépanation pré-colombienne, trépanation des Kabyles, trépanation traditionnelle. Avec 32 figuresChapitre 4 sur 64 · PREMIÈRES OPÉRATIONS DE DÉCOMPRESSION · texte numérisé non relu

PREMIÈRES OPÉRATIONS DE DÉCOMPRESSION

qu’il est impossible d’atteindre, mais dont les conséquences douloureuses seraient atténuées. » (i)

J’avais appuyé ces préceptes sur la publication de quinze cas suivis d’une bonne ^érison opératoire et sans aucun incident fâcheux.

Je continuai à développer pour cette chirurgie une grande activité, car en avril 1894, je communiquai au Congrès médical international de Rome, un mémoire intitulé : Etude clinique sur 64 ^ cas de trépanation du crâne, dans lequel j’insistai à nouveau, à propos de mes nouvelles opérations, sur les faits de décompression cérébrale. Je disais dans mes conclusions :

« La conclusion que je tire naturellement de ma longue expérience des cas cérébraux est que, si on peut compter sur la chirurgie cérébrale pour découvrir certaines lésions localisées, notre champ d’action est bien loin d’être ainsi limité. Certaines lésions très répandues déterminent des accidents tels que la décompression large du cerveau par l’ouverture de la dure-mère modifie puissamment leur évolution. L’épilepsie vraie et la périencéphalite seront profondément modifiées après les interventions dans des cas déterminés, et surtout dans les cas opérés de bonne heure. »

Pendant longtemps, les indications que j’avais ainsi formulées ne furent point suivies. Le perfectionnement de la chirurgie des fractures du crâne d’abord, puis la recherche des tumeurs cérébrales ou des foyers d’abcès fut surtout en faveur auprès des opérateurs .

Je fus bien longtemps seul à pratiquer la trépanation pour des phénomènes plus vaguement déterminés, pour des vertiges, pour des troubles confinant à la paralysie générale et surtout chez des épileptiques vrais.

J’étais trop en avance sur la mentalité de mes contemporains. Bien que je n’aie jamais eu aucun accident après ces opérations sur les épileptiques vrais, dont un bon nombre furent sinon guéris,

[i] Société de chirurgie, 27 juin 1888, Journal de Médecine et Chirurgie ‘pratiques.

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