GRATTAGES. CRITIQUES
qu’elles étaient taillées exclusivement dans le crâne d’un sujet adulte ayant été trépané dans l’enfance.
Les rondelles ainsi taillées dans un crâne anciennement trépané acquéraient pour lui un caractère tout particulier, qu’il imag-ine, et sur lequel il se fonde pour expliquer toute l’histoire de la trépanation préhistorique.^
Nous verrons plus loin ce qu’il faut penser de ces hypothèses multiples. En s’en tenant à l’étude du procédé opératoire, on peut constater déjà combien lès premières conclusions sur le grattage sont peu justifiées. '
Le procédé dd grattage' est possible. Les expériences qui ont été faites'seriiblent l’avoir démontré:. Outré les expérièncés de Broca, des expériences concluantes ont été faites par :Capitan .et depuis par Muller de Grenoble,' bien connu par ses travaux intéressants sur la taille des silex qu’il a lui-même tentée et uépétée avec succès. Noùs avons reproduibunè.photographie'd’un de ses meilleurs essais. 11 est vraisemblable qu’il a pu être employé dans un certain nombre de cas. Mais il est non pas probable, mais bien certain, que ce ne fut'pas la méthode'généràliséè déterminant toutes les ouvertures'du crâne. Je suis mênie convaincu que dans ces pratiques elle ne fût queJ’èxcéption." - :: - '
On peut constater que le procédé est d’iiné longueur èxtreme,-
Que fàtalémént il amènerait une-perte de sang considérable ; '
Qu’il est-impraticable sur un os réellèment dur ; : : ' ;
Qu’il ne permet pas la formation d’üne 'rondeUe, formation qui a été évidente puisqu’on possède les rondelles ;
Que la forme que le grattage implique pour l’ouverture crânienne est essentiellement différente de la plupart de celles que nous observons dans les pièces que nous étudions ;
Que la marge d’une trépanation par grattage est beaucoup plus large que la marge de la plupart des trépanations que nous avons \mes. Elle est énorme relativement aux dimensions de l’orifice.
On peut voir précisément dans la pièce artificiellement produite