‹ Les origines de Mahé de MalabarChapitre 32 sur 86 · HO · texte numérisé non relu

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Dans cet espace de temps, d'autres opérations militaires avaient eu lieu dans le pays de Coyonnaire, autant qu'on doit le conjecturer d'après les notes qui accompagnent la carte des environs de Mahé^

1 . Nous avons visité tous les lieux qui sont indiqués sur cette carte et nous sommes en mesure de rétablir les noms qui n'y sont indiqués que par des lettres de l'alphabet.

Les montagnes A et B sont Tamantacounou et Caragouroup.

C, petite hauteur d'une trentaine de mètres, au-dessus du Petit Calay, ne porte pas de nom particulier. Végétation clairsemée.

D est le mont Calaycounou, où l'on édifia plus tard le Fort-Saint- Georges ; c'est sur cette colline, vers le sud, que se trouvent les ruines du fort détruit par Tippou-Sahib. Cette colline est complèteraentdénudée du côté du nord. On peut lui donner cinquante à soixante mètres de hauteur.

La montagne E s'appelle également Calaycounou ou colline de Calay ; elle est séparée de la précédente par une légère dépression de terrain et domine plus directement la rivière. Elle est très boisée.

La montagne F, à la pointe de Codotty, est très boisée et ne s'élève que de quelques mètres — une vingtaine environ — audessus du niveau de la mer.

La montagne G, de la pointe de Courchy, est plus haute que la précédente et complètement dénudée.

H est lemont Chambara, qui forme un îlot dans la plaine. C'est un cône régulier de cinquante à soixante mètres de hauteur, entièi'ement nu au sommet et très peu boisé sur les flancs.

La montagne I, plus allongée que la précédente et également dénudée au sommet, est la montagne de Poytara dite encore Poyacounou.

La montagne sans indication alphabétique, située entre Courchy et Poytara, est Veracounou. Elle se dégage complètement des vallées environnantes ; son sol est surtout formé de petites pierres rouges, sans la moindre végétation.

Séparé de Veracounou par une dépression nette et profonde, se trouve le fort de Coyonnaire sur un tertre aujourd'hui nommé Couneil mitelcounou. Ce tertre, dénudé au sommet, est entouré de cocotiers à droite et à gauche.

Entre ces collines serpentent des vallées étroites, pour la plupart couvertes de cocotiers; les plus larges et en même temps les plus nombreuses, sont consacrées à la culture du riz.

La carte de 1726, à l'étendue près des liachures, est rigoureusement exacte.

Ce pays est, comme on le sait, sinon montagneux, du moins très bosselé; chaque hauteur forme une défense naturelle. La possession de ces hauteurs devait être l'objectif principal des belligérants. De là, ils pouvaient surveiller les vallées, arrêter les convois, inquiéter les armées. Coyonnaire avait un fort à Courchy, au bord de la mer, un autre au Petit Galay sur la rivière, et d'autres dans l'intérieur. Les nambiars en avaient également ; tous ces forts, très rapprochés les uns des autres, étaient des gages d'insécurité pour le voisin.

Bayanor parvint, on ne sait comment, à se concilier l'amitié d'un des nambiars et celui-ci mit à sa disposition la montagne fortifiée de Ghambara. Bayanor en fît un point d'appui et un centre d'attaque contre Coyonnaire. Nous ne savons rien de ces opérations que leur date : Courchy fut attaqué le 14 février et la hauteur du Petit Calay 'le lendemain. Ce furent sans doute des démonstrations sans gravité et sans importance.

Il semble qu'à la suite de ces opérations, l'activité de Bayanor se soit un peu ralentie; mais, vers la fin d'avril, ses efforts redoublèrent. Courchy fut encore menacé le 22 ; le même jour, deux attaques plus importantes, venant l'une du Nord et l'autre de l'Est, furent dirigées contre la pointe nord de Calaycounou. Le soin avec lequel la carte de 1726 reproduit la direction des attaques — et elle n'indique que celles-là, — est peutêtre une preuve que Bayanor fit dans cette circonstance un effort particulièrement considérable et d'ailleurs infructueux.

Les pentes de cette montagne sont très glissantes et très malaisées ; elles offraient aux défenseurs une excellente protection naturelle. Soit que Coyonnaire résistât

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