OBSERVATIONS MARGINALES DE M. DESBOISCLAIRS
L'affaire de Mahé a toujours eu pour moy quelque chose d'incompréhensible. Les grandes dépenses qu'on y a faites jusqu'à ce jour et qui seraient perdues si on l'abandonnait, la réputation de la Compagnie qui s'en est fait dans l'Inde un point d'honneur, la nécessité d'avoir à cette coste un établissement pour le poivre, me persuadent que l'on ferait très mal de l'abandonner aujourd'hui; mais plus on différera, plus il coûtera, et si l'on n'y fait pas un commerce réglé et considérable, l'on rendra toute cette dépense inutile. Voilà ce qui m'en paraît, mais comme M. Deidier, ingénieur, que la Compagnie a chargé de la conduite de cette entreprise, écrit et envoyé des mémoires sur l'état présent de cet établissement, je demanderay avant de donner un avis décisif à en avoir communication.
Signé : Desboisclairs.