‹ Les origines de Werther, d'après des documents authentiquesChapitre 20 sur 24 · LES ORIGINES DE WERTUEK · texte numérisé non relu

LES ORIGINES DE WERTUEK

Quand Wolfgang Gœthe revit Charlotte, il put se dire : (( Sont-ce là ces yeux noirs que j'ai connus, ces mains, ces mains chéries que j'ai serrées et que je couvris du plus pur des baisers, le soir de mes tristesses et de mes mélancolies, dans ce petit jardin tout plein de roses, où elle parla de la destinée des âmes après la mort, et où nous fîmes le pacte que le premier parti donnerait de ses nouvelles aux autres?... » Et en effet, quand Gœthe revit mademoiselle Charlotte Buff, ou du moins madame Jean Christian Kestner, elle avait soixante ans, il en avait soixante-dix, et elle était à même de lui présenter douze enfants, dont le quatrième était le père du même M. Kestner qui vient de publier cette curieuse correspondance.

Il était alors M. de Gœthe, il était distingué de tous les grands de la terre, il portait le titre d'Excellence, il avait mérité d'être Icnu par l'Allemagne pour le père de ses

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