I. N" i4i, 17-24 mars 1792. Article sur le bonnet rouge
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même temps les poteaux de justice, les carcans, les bancs d'église, les girouettes, tous les objets qui portaient la marque sensible de leur ancienne servitude.
Les l>ourgeois éclairés (pii siégeaient aux Assemblées n'étaient pas moins fanatiques que ces paysans. Ils ordonnaient par décrets la démolition de la Bastille ', l'enlèvement des statues des provinces enchaînées au pied de la statue de Louis XIV sur la place des Victoires '. Ils ne se bornaient pas à supprimer les titres de noblesse ', les ordres de chevalerie % ils faisaient brûler dans des autodafés solennels tous les papiers, livres, titres, concernant la noblesse et la chevalerie ' ; ils prohibent les armoiries", ils ordonnent la contiscation des maisons qui continueraient d'en porter ', la destruction de tous les monuments qui rappelleraient la féodalité % ils font défense de prendre dans aucun acte les titres et <|ualifications supprimés, « à peine de payer une contribution sextuple, dètre rayés du tableau civique, d'être déclarés incapables de remplir aucun emploi civil ou militaire, etc. — Même peine pour celui qui ferait porter li^ rée à ses domestiques, placerait des armoiries sur sa maison ou sa voiture, etc. ' » Par un décret formel, ils font fouler aux pieds une couronne ducale ^'^ ; ils s'acharnent sur la féodalité jusque dans la langue elle-même, ciiangent les noms des lieux qui évoquent le passé délesté''. Ainsi^ les réformés