‹ Les origines des cultes révolutionnairesChapitre 39 sur 97 · Moniteur, réimp., t. XII, p · texte numérisé non relu

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2. Prières patriotiques avec des passages analogues tirés de l'Écriture Sainte, par J. Bossé, s. d., in-S", 10 p. (fonds Gazier).

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dirigera en Tan VI VEcho des Théophilanthropes, composa une prière au Dieu de justice et d'égalité, qu'il destinait à remplacer « la prière antique et superstitieuse du prône * ». Peu après, un de ses confrères, Couet, curé d'Orville, publiait à son tour une fort belle prière patriotique pour demander à Dieu de rendre les Français dignes de la liberté '. Des prières de ce genre figureront dans les rituels des cultes de la Raison et de l'Etre suprême.

Dès 1792, la foi révolutionnaire s'exprimait dans des chansons, qui mettaient au cœur des citoyens une véritable ivresse religieuse. Le Ça Ira, la Carmagnole, la Marseillaise, furent très vite populaires.

Le théâtre, dont les Français avaient la passion, contribua à répandre les airs patriotiques, et réagit à son tour sur les cérémonies civiques. Dès 1790, on mit la politique à la scène. Les « faits historiques », les « pièces à spectacle ». les « tragédies nationales » se multiplièrent, de plus en plus goûtées du public. En 1J90, c'est la Famille patriote ou la Fédération de CoUot d'Herbois ', le Quatorze de Juillet lySg de Fabre d'Olivet ', V Autodafé ou le Tribunal de r Inquisition de Gatiot \ la Fête de la Liberté ou le dîner des patriotes de Ch. Ph. Ronsin " : en 1791, c'est Guillaume Tell de Sedaine \ Mirabeau aux Champs-Elysées d'Olympe de Gouges", le Triomphe de Voltaire de J.-B.

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