Italiens, 3i juillet 1791, in
2. Fait historique en un acte et en' prose. Théâtre Molière, 10 juillet 1790, in-8".
3. Tragédie nationale en trois actes et en l'ers. Théâtre Molière, 18 juin 1791, in-8».
4. Pièce épisodique en i^ers et â spectacle, précédée d'un prologue. Théâtre Molière, 14 septembre 1791, in-8".
5. Pièce nouvelle en un acte et en vers, Théâtre Français, 21 novembre 1792, in-S".
6. Comédie en trois actes et en prose, mêlée de chant, musique de Trial, Opéra-Comique, 21 novembre 1792, in-S».
7. Fait très historique en deux actes, à grand spectacle, mêlé de chants et de danses, théâtre de l'Ambigu, novembre 1792, in-S».
8. Comédie en un acte et en prose, mêlée de vaudevilles. Théâtre des Variétés du Palais, 20 octobre 1792, in-8''.
9. Le Triomphe de la République ou le Camp de Grandpré, divertissement lyrique en un acte, représenté par V Académie de Musique, le 27 janvier, l'an II de la République française ; la musique est du citoyen Gossec, les ballets du citoyen Gnrdel, par M. J. Chénier, d'après Barbier]. 1793, in-8".
6a LES ORIGINES DES CULTES REVOLUTIONNAIRES
« hiérodranie de Desaugiers », au cours de la cérémonie civique qu'ils célébrèrent, le i3 juillet 1791, en commémoration de la grande journée révolutionnaire ^
Au moment même où la Constituante décrétait une pompe funèbre en l'honneur de Desilles, on jouait au Théâtre italien le Nouveau d'Assez, pièce en musique consacrée à l'apothéose du héros de l'affaire de Nancy-.
La plantation des arbres de la Liberté fut mise à la scène par Manuel dans la Comédie du Chêne patriotique.
Conclusion. — Concluons. Il existe une religion révolutionnaire dont l'objet est l'institution sociale elle-même. Cette religion a ses dogmes obligatoires (la Déclaration des Droits, la Constitution), ses symboles, entourés d'une vénération mystique (les trois couleurs, les arbres de la Liberté, l'autel de la Patrie, etc.), ses cérémonies (les fêtes civiques), ses prières et ses chants. Il ne lui manque plus, à la fin. de 1792, pour être une religion véritable, que de prendre conscience d'elle-même, en rompant avec le catholicisme dont elle n'est pas encore complètement dégagée. — Cette séparation de la religion nouvelle d'avec la religion ancienne ne s'est pas faite d'un seul coup. Nous allons voir qu'elle fut l'œuvre des circonstances autant que des partis politiques.