‹ Les origines des cultes révolutionnairesChapitre 79 sur 97 · Moniteur, réimp., t. XII, p · texte numérisé non relu

Moniteur, réimp., t. XII, p

2. Il était venu siéger en remplacement de Gouvion, le 17 avril 1792.

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refusait de communiquer avec le clerg^é romain, aujourd'hui celui qui refuse de reconnaître le prêtre constitutionnel est suspecté, noté d'incivisme ou d'aristocratie. Je vous demande, Messieurs, si vous aviez dans le sein d'un empire une société relig-ieuse qnï, à ce titre, regarderait le grand Lama comme son légitime et unique souverain, la nation se cliargerait-elle, s'amuserait-elle à en nommer les ministres ? Diviserez-vous lout exprès pour eux la France comme un échiquier ' ? ». Et De Moy conclut en demandant l'abrogation pure et simple de la Constitution civile, et en proposant pour la remplacer une loi sur la police des cultes, (pii donnerait aux citoyens la liberté de choisir leurs prêtres. Interrompu par ,'les évèques constitutionnels ^ De Moy fut applaudi par la grande majorité de l'Assemblée qui ordonna l'impression de son discours. Ramond vint proposer d'accorder la priorité à son projet de décret, mais alors se produisit un de ces brusques revirements, dont la Législative fut assez coutumière. Un député, dont le nom n'est pas connu, appela l'attention de ses collègues sur les dangers de la motion qu'ils allaient voter : a On a cherché à insinuer au peuple qu'il, était dans le système de l'Assemblée constituante d'abolir la î^eligion et qu'après avoir paralysé l'ancien clergé, on proposait d'aljolir le reste. Eloignons-nous de toutes les mesures qui tendraient à accréditer cette opinion ; car nous pourrions nous attendre à avoir la guerre civile en même temps que la guerre étrangère ^ » Comme au mois de novembre de l'année précédente, l'Assemblée recula, effrayée devant la crainte

1. Discours et projet de décret concernant les ministres des cultes, par M. Demoy (sic), député du département de Paris, le i5 [erreur : le i6J mai 1792, l'an IV de la Liberté, imprimé par ordi-e de l'xVssemblée nationale. Dans un recueil factice n'' i3 (tiibl. Nat., Le '-^SN). Le compte-rendu du Moniteur (réimp., t. XII, p. 407) ne diffère du texte officiel que par des variantes peu importantes.

2. Le Coz l'interrompit en ces termes : « Il est impossible que l'Assemblée entende de sang-froid de pareils principes. L'opinant parle contre la Constitution. »

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