‹ Les origines des cultes révolutionnairesChapitre 87 sur 97 · DEUXIÈME PARTIE l · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE l

Elle instituait par le même arrêté l'égalité des funérailles et supprimait les marguilliers et leurs bancs, etc. Ce n'était là qu'un prélude. Un des considérants de l'arrêté laissait percer l'arrière-pensée déchristianisatrice : a Considérant que dans un pays libre, toute idée de superstition et de fanatisme doit être détruite et remplacée par les sentiments d'une saine philosophie et d'une pure morale...» Le 17 août, par un nouvel arrêté, la Commune réquisitionnait le bronze des églises « pour la défense de la patrie ». « Tous les simulacres bizarres qui ne doivent leur existence qu'à la fourberie des prêtres et à la bonhomie du peuple..., tous les crucifix, lutrins, anges, diables, séraphins, chérubins de bronze, seront employés à faire des canons. Les grilles des églises serviront à faire des piques ' ». Le 3o septembre, la section de Mirabeau changeait les noms des rues qui rappelaient l'aristocratie ou le fanatisme. La rue d'Artois devenait la rue Cérutti ; la rue de Provence, la rue Franklin ; la rue de Taitbout, la rue Brutus : la rue Chantereine, la rue de la Liberté ; la rue Saint-Georges, la rue Guillaume-Tell : la rue Saint- Lazare, la rue des Belges ; la rue des Martyrs, la rue Régulus, etc '.

B. La Législative. — L'Assemblée ne restait pas en arrière de la Commune. Avec moins de violence dans la forme, elle accomplissait au fond la même besogne.

Déjà, le 19 juillet 1792, elle avait enlevé aux évêques constitutionnels leurs palais épiscopaux, qui étaient mis en vente au profit de la nation \

Le 14 août, sur la proposition de Delacroix et de Thuriot, elle chargea la Commune de Paris de convertir en canons le bronze des temples et des monuments nationaux. Le même jour elle révoqua l'édit de Louis XIII pour

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