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Décret du 19-25 juillet

l38 LES ORIGINES DES CULTES RÉVOLUTIONXA-IRES

la procession du lo août. Le même jour encore, elle entendait un de ses membres, Lejosne, dénoncer avec véhémence les obstacles apportés par certains évéques au mariage des prêtres '.

Le i8 août, elle supprima les dernières congrégations encore existantes et renouvela à cette occasion la prohibition du costume ecclésiastique déjà décrétée le 6 avril *.

Le 28 août, elle admettait à la barre une députation des Jacobins, qui venait otlrir à la Patrie une statue de Saint- Roch en argent, et elle entendait de l'orateur de la députation ce discours hébertiste : « Les diverses confréries formaient dans l'empire des anneaux de cette chaîne sacerdotale par laquelle le peuple était esclave ; nous les avons brisés et nous nous sommes associés à la grande confrérie des hommes libres. Nous avons invoqué notre Saint-Roch contre la pesie politique, qui a fait tant de ravages en France. Il ne nous a pas exaucés. Nous avons pensé que son silence tenait à sa forme. Nous vous l'apportons pour qu'il soit converti en numéraire. Il concourra, sans doute, sous cette forme nouvelle , à détruire la race pestiférée de nos ennemis '. »

Le 7 septembre , entiii , la Législative convertissait en décret l'arrêté de la Commune do Paris et faisait défense aux ecclésiastiques salariés par l'État de recevoir un casuel, sous quelque dénomination que ce fût *.

1. « Je dénonce un libelle intitulé : Instruction pastorale sur la continence (les ministres de la religion, par M. Gratien, évèque du département de la Seine-Inférieure. Il est déjà parvenu à fanatiser un grand nombre de citoyens, surtout d'habitants des campagnes. Un curé de ce département a manqué d'être victime de la fureur de ses paroissiens, parce qu'il avait été assez vertueux pour prendre une femme. Je demande que le ministre de la justice ordonne aux tribunaux de poursuivre l'évêque du département de la Seine- Infcrîeure. Je demande, de plus, que tous les ministres qui publieront des écrits contraires aux Droits de l'Homme et aux lois soient privés de leur traitement. » L'Assemblée renvoya au Comité de législation les propositions de Lejosne. Moniteur, réimp., t. XIII, p. 420.

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