III. id
Septuagesima.
Sexagesima.
XVII dom. p. Pentecosten.
L'ordre de tous ces chants, — qui est extrait ici des missels ambro-
(i) II suffit de comparer deux antiphonaires de ces rits pour le remarquer, à commencer par le deuxième dimanche de l'Avent.
On se demandera la raison de cette singularité ? la liturgie romaine, avant saint Grégoire le Grand, célébrait la fraction des pains consacrés, immédiatement avant le Pater, comme cela se fait encore à Milan. Après le Pater et la bénédiction Fax Domini, il n'y avait pas de prières ni de chants, mais on passait tout de suite à la communion. L'ordre primitif se présentait donc ainsi, depuis la fin du canon: a) Fraction, accompagnée d'un chant, confractorium ; b) PaUr. Libéra, Fax; c] communion, avec le chant du Gustate. Par suite de la réforme de saint Grégoire, cet ordre fut ainsi modifié : a) Pater, Libéra, Pax ; b) fraction et communion ; le coiifractorium et l'antienne de communion devinrent donc une seule et même fonction cantorale. Enfin, lorsque saint Serge prescrivit VAgnus pendant la fraction, le chant primitif confractorium devenait Vantiphona ad communionem. Il est bon d'observer que les textes des plus anciens de ces chants, qui se rapportent à l'ostension des saintes espèces lorsque le célébrant les présente aux communiants, s'adaptent aussi bien à la fraction, telle qu'elle se faisait primitivement. Cette fonction débutait en effet par une ostension solennelle dont il subsiste ce qu'on nomme la <■ petite élévation », conservée à sa place primitive, avant le Pater, tandis que la fraction a été rejciée après. C'était i\ ce moment qu'on entonnait le confractorium, comme on entonne depuis Serge la " communion •) quand le célébrant élève la sainte Hostie devant les communiants. Cf. les rapprochements des textes de chants, faits par Dom G. Morin dans la Revue bénédictine, 1890, p. 19Ô et s.
siens, — est également conforme aux anciens manuscrits ( i) ; il sert pour les dimanches per aiintim, qui sont, aussi bien dans ce rit que dans le romain, ceux de l'Epiphanie à la Sexagésime (non à la Septuagésime), et ceux de la Pentecôte à l'Avent.
De plus, quelques-uns sont aussi parfois employés dans les offices de l'Avent et du Carême, comme on le voit dans le tableau qui précède.
On doit faire attention à cette marque d'ancienneté que, sauf les confractoria, les chants, à Milan, sont mis à la suite les uns des autres sans préoccupation d'ordre biblique ni de numérotage des psaumes dont ils sont extraits, tandis que les séries dominicales romaines sont soigneusement rangées (2).
Nous ne doutons pas que, en bloc, ces textes aient été aussi ceux des dimanches à Rome, vers les années 400 à 45o. Nous y ajouterons les chants de communions se rapportant au psaume 33 (3). Ce sont les &nx.\tnne.s Gustate, Tinicte {4.), toutes deux du même mode; Clamareriint (3) et Mullae tribulatiov.es (6), toutes deux aussi du même mode.
II faut remarquer cependant qu'à part le Gustate, qui figure comme antienne de communion dans toutes les liturgies, les trois autres textes sont chantés à diverses messes de martyrs, pour l'entrée; ils peuvent donc ne pas être aussi anciens.
Quatre- Temps. — Chants communs aux Quatre-Temps des différents mois :
Le mercredi : offertoire Meditabor.
Le vendredi : offertoire Benedic anima mea.
Le samedi : graduels Propitius esto, Protector noster, Dirigatiir, le cantique Benedictus es, le trait Laudate Dominum, l'offertoire Domine Deus saltitis meae. Le graduel Dirigatur (ps. 140) montre bien que cet office commençait autrefois le soir : le cantique et le trait devaient très probablement se dire à toutes les vigiles solennelles des dimanches; dans la liturgie actuelle, on dit encore aux samedis vigiles de Pâques et de Pentecôte le trait Laudate Dominum, et au premier de ces samedis la lecture de Daniel m, jusqu'au cantique exclusivement.
Les autres graduels de la vigile, du mercredi et du vendredi sont plus ou moins empruntés à la liste donnée plus haut.
IIL — Le Propre du temps et des saints.
Carême. — L'ordre ancien nous est conservé à la première semaine actuelle du Carême : cependant, dans le premier stade de cette
(i) Par exemple, le Bristish aJJitioti.il 34209 {PaUogr. music, t. VI|.
(2) Voyez plus loin, page 263, note 4.
(3) V. pages 71 et 225.
{4) 8 août, introït.
(5) 10 mars, introït.
(6) 15 juin, introït. Ces dates sont celles du Missel Romain actuel.
période, la seconde semaine, seule, avec la quatrième et la sixième, était fêtée (i).
L'ordonnance liturgique quadragésimale commençait primitivement par le dimanche iii initio [capite) Quadragcsimac.
Il ne faut point le confondre avec Viniliitin [caput] jejunii. En effet, de bonne heure, tout en commençant le Carême liturgique six semaines avant Pâques, soit quarante-deux jours, cela faisait, pour les églises qui ne jeûnaient pas le dimanche, seulement trente-six jours de jeune, et pour celles qui ne jeûnaient pas non plus le samedi, seulement trente jours. D'où la nécessité, tout en conservant la célébration du nombre sacré de quarante, par un dimanche initium Quadragesiviae, d'anticiper le jeûne pendant la ou les semaines précédentes.
Certaines églises marquèrent ainsi les jeûnes anticipés, par des dimanches où le service liturgique était inspiré de ceux du Carême, d'où, suivant l'anticipation, sept dimanches au lieu de six, en ajoutant la Quinquagésimc, ou huit dimanches, avec la Sexagésime en plus. Aux sept dimanches doivent correspondre les sept séries d'antiennes mentionnées plus bas, et depuis encore anticipées ; le service partant de la Sexagésime est celui de Milan. Enfin, une Septuagésime a fini par prévaloir pour les divers rites (2).
On a supposé longtemps que ces anticipations de jeûne et des services liturgiques étaient de date assez récente, viii"" ou ix'= siècle ; c'est une erreur.
L'anticipation du jeûne célébré solennellement est constatée à Rome au commencement du viii^ siècle (3) ; l'organisation des tropaires de l'office grec nous reporte beaucoup plus haut, quant aux dimanches de l'anticipation; dans le cours du vi* siècle, il y avait des querelles en Gaule sur le point de savoir s'il fallait célébrer un service liturgique quadragésimalàla Quinquagésime(4),Ia Sexagésime et la Septuagésime; au v"^ siècle, et peut-être au iv", mêmes préoccupations dans les églises d'Egypte. En tout cas, sûrement vers la fin du v*^ siècle, des églises d'Italie anticipent le caput jejunii, pour lequel l'évêque Maxime de Turin (5) prêche sur l'évangile lu à Rome le mercredi des Cendres ; l'homélie prononcée ensuite est sur la tentation de Jésus au désert, dont l'évangile est classique dès cette époque pour le dimanche initium
(i| Voyez précédemment, page 215.
(2) Remarquons que ce service solennel de messes préparatoires au Carême est indépendant de l'usage de l'alleluia aux antiennes de rolTice. De fait, les recueils des homélies de saint Grégoire le Grand contiennent des sermons pour les dimanches de la Septuagésime et de la Quinquagésime (/'a/r. /.ii/., t. LXXVI), tandis que l'alleluia dans l'o^ici; de la Septuagésime n'a été délinilivement suspendu qu'au w" siècle.
(3) Dom Cagin, Un mot sui- /'Antiphonale Missarum, Solesmes, 1890.
(4) Conciles d'Orléans, de 511, c. .\xiv (Mansi, Coiicil., viii, 353) ; le iV de la même ville, eu, (id., IX, 113).
{5) Dom Cagin, of-. c , page 35.
l'organisation de l office romain 22g
(ou capiit) Qiiadragesimae. Enfin, vers l'an 5oo, l'église d'Antioche, d'après un texte authentique récemment publié, ouvrait solennellement le Carême au mercredi de la septième semaine avant Pâques, comme à Rome(i).
Nous considérons donc que l'anticipation du service solennel de semaine, au mercredi avant le Carême, a dû se faire d'assez bonne heure, et que c'est la cause de la célébration des Quatre-Temps à la semaine qui suit le i'"' dimanche de Carême, devenue en réalité la seconde des jeûnes.
Lors de l'anticipation des stations, la troisième semaine a donc dû rester sans chants propres ; nous pouvons constater encore dans nos graduels que le mercredi, le vendredi et le samedi après le deuxième dimanche de Carême (c'est-à-dire l'ancienne troisième semaine) empruntent leurs offertoires aux dimanches (2), et les vendredi et samedi leurs graduels. Au contraire, la plupart des mêmes jours, dans les autres semaines, ont le graduel et l'offertoire propres.
Très probablement, les alléluia des laudes et des troisièmes nocturnes, au dimanche, furent de bonne heure supprimés en Carême, c'est-à-dire du dimanche in initio Qiiadragesimae à Pâques. Une seconde période a dû voir l'origine des antiennes propres des dimanches actuels de Carême, aux laudes, et des trois dimanches précédents. On peut à ce sujet faire une remarque assez curieuse.
Les antiennes des dimanches de la Passion et des Rameaux paraissent les plus récentes dans les antiphonaires du ix^ siècle. En rétrogradant jusqu'à la Septuagésime, les autres dimanches nous fournissent sept séries d'antiennes du même genre. On en a conclu (3) que ces séries se rattachaient aux offices des dimanches de Carême avant l'introduction des séries des deux derniers dimanches, les autres ayant rétrogradé. Cela nous donnerait donc sept dimanches pour la suspension de Valleliiia, qui aurait commencé un dimanche avant le Carême. Mais ce serait encore éloigné du stade primitif.
Or, ce stade primitif demanderait six séries pour les dimanches ou peut-être seulement quatre, si l'on admet que les vigiles commençant le soir du deuxième et du quatrième samedi empêchaient la célébration du matutimim du dimanche, ce qui n'est pas prouvé.
Il faut remarquer de plus que les sept séries d'antiennes en question ne sont point uniformes. Elles n'ont de propre, pour les laudes proprement dites, que quatre antiennes, les autres étant empruntées à l'office hebdomadaire : pour le cantique Beiiedicite, les antiennes
(i) Voyez plus haut, page 2 16, note 4.
(2) Non point à l'organisation primitive décrite au paragraphe précédent, mais à celle d'un groupe de seize dimanches dont nous parlerons tout à l'heure. {3) Gevaert, op. cit., page -13.
2 3o I.ES ORIGINES DU CHANT ROMAIN
font partie d'un choix nombreux de compositions sans cesse augmentées (page 2 1 3). Les antiennes des psaumes 5o, 1 1 7 et 62 sont également de divers fonds qu'il ne serait peut-être pas impossible de préciser, certaines d'entre elles étant plus ou moins empruntées à l'office hebdomadaire ; quelques-unes seulement présentent une unité de composition remarquable : elles peuvent dater du moment où tout cet ordre liturgique a été fixé.
Il est donc difficile de faire remonter bien haut cette ordonnance des antiennes de la psalmodie quadragésimale. Nous croyons également impossible de dater l'origine des répons nocturnes pour la même période liturgique ; seuls sont incontestablement anciens ceux des dimanches après l'Epiphanie (v. page 210): ils ont certainement formé un fonds commun de répons tirés du psautier, auquel on puisait à volonté pour les autres dimanches. Quelques répons du temps pascal ont le même caractère.
La liturgie de Milan nous fournit encore ici une documentation : une partie de ces répons se retrouvent en effet dans les offices ambrosiens du Carême, mêlés à d'autres qui sont empruntés à l'Écriture du jour, et font aussi partie du rit romain. Ces répons de l'Ecriture se partagent à leur tour en deux catégories : ceux dont le texte est emprunté à l'histoire de Joseph, et qui, par leur abondance mélodique, leur style, leur place liturgique, trahissent un emprunt postérieur fait à Rome, et ceux qui se rattachent aux lectures de la srnaxe non eucharistique de tierce, aux jours de station solennelle, déjà lixées au temps de saint Ambroise, semble-t-il, parles allusions qu'il y fait(i).
Ces répons sont : Duni deambularet ; Disrunipam ; Qiiadraginla diebus ; Angélus Domini ; Veni hodie ; Accipe [Toile dans le texte romain); Si Dominus ; Gravit Jacob ; Dixit Angélus ; Xe derelinquas, du livre de la Sagesse.
L'organisation des chants de la messe en Carême nous paraît donc avoir été la suivante pour les temps les plus anciens :
L —Dimanche caput Quadragesimae: tous les chants, à Rome et à Milan (sauf le post Evangelium et le transitorium de cette dernière liturgie) sont tirés du psaume 90, Qui habitat, et de l'évangile du jour, dans lequel Jésus cite ce psaume (2).
n. — La deuxième semaine de Carême, avec le service des Quatre- Tcinps (voir plus haut). La pièce nommée tractus dans le rit actuel : De necessitatibus, du mercredi, est exactement un graduel à plusieurs versets, on l'a déjà mentionné page 71 ; nous n'osons tenir les introïts
(i) Lettre 20, n" 1.1, à sa sœur (P.i/r. Lai., XVI, 998;. Cf. Paléogr. music, VI, préface, p. II.
(2) Aux matines, à Rome et à Milan, on retrouve les répons : Angelis suis, Emendcmus, Ecce ntinc tempus, In omnibus; l'antienne du mercredi des Cendres /mmuiemur a quelques rapports avec le répons ambrosicn Emuttmur.
l'organisation de l'office romain 23 1
et communions comme étant du même fonds ; ils appartiennent visiblement à une ordonnance postérieure qui dota de chants de ce genre tous les jours de Carême. Il est remarquable que l'offertoire Domine Deiis saliitis meae se retrouve dans la liturgie de Milan comme répons à la fin des laudes, le dimanche de Lazare (v'' de Carême) (i). Bien entendu, le dimanche suivant était vacant ; il le resta jusque vers le xii"^ siècle,
III. — La quatrième semaine de Carême: le service tout entier du mercredi et du samedi consacré aux catéchumènes. L'offertoire du mercredi et le graduel du samedi rentrent précisément dans ceux mentionnés comme les plus anciens ; le graduel, en particulier, devait être spécial à ce jour. La messe du vendredi paraît avoir subi des modifications, peut-être à cause de son évangile (2).
IV. — Sur les six dimanches de Carême, il y en avait deux vacants à cause du jeûne solennel du samedi et de la vigile nocturne ; des quatre restants, nous avons vu le premier : quel était le serv.ice des trois autres ?
Dom G. Morin a émis l'avis fort ingénieux que les dimanches de Carême à Rome devaient avoir eu, comme à Milan, dans les Gaules, en Espagne, c'est-à-dire tout le reste de l'Eglise latine au vi' siècle, un service roulant autour d'un des principaux évangiles lus en Carême.
Ces évangiles varient de jours et d'adaptation suivant les diverses églises, mais on lit partout, et presque toujours le dimanche, ceux de l'aveugle-né, de la résurrection de Lazare, de la Samaritaine, de la femme adultère. « Ces scènes évangéliques, dit Dom G. Morin, auraient-elles été à l'origine commémorées aussi à Rome le dimanche, puis postérieurement transposées à quelques jours de scrutin particulièrement importants pour les aspirants au baptême ? <>
On retrouve à Rome ces mêmes évangiles : celui de l'aveugle-né au mercredi de la quatrième semaine, celui de Lazare au vendredi, les autres à des jours non primitivement célébrés, ce qui témoigne que ce n'est pas leur place primitive. Quoi qu'il en soit, précisément ces dimanches ont à Milan des chants qui figurent aussi dans l'otïice romain, surtout en Carême, quoique à d'autres jours. Il y aurait ainsi quelque
(i) C'est également le cas des offertoires suivants: Rome.
Deus Deus meus, 2" dimanche après Pâques.
Si ambulavero, ig' dimanche après la Pent.
Eripe me, mercredi de la Passion, auxquels il faut joindre:
Domine Dominus noster. Communion, lundi après le 2" dim. de Carême.
Exurge, introït, Sexagésime.
Milan.
Matin, Sexagésime.
Vêpres, dimanche de Lazare.
Matin, dimanche des Rameaux.
Vêpres, lundi de la i" semaine.
)'si.iUendo à laudes. Samedi saint.
Nous croirions volontiers que lorsque les synaxes quadragésimales devinrent eucharistiques, on compléta le service soit en composant des pièces nouvelles, soit en les empruntant ail eurs. (2) Cf. Dom G. Morin, op. cit., page 73.
apparence que cet ordre de chants ait autrefois été en usage à Rome, si, comme à Rome, on n'j- retrouvait des indices de remaniement postérieur (i).
Cependant, on peut croire que l'introït Circumdederuut (Septuagésime romaine) elles psah?ielli : Deus, ritam meam (2) (IIP dimanche à Milan, lundi suivant à Rome), Ego dixi (I" dimanche après la Pentecôte) doivent être classés parmi les plus anciens, ainsi que la messe ambrosienne tout entière du dimanche des Rameaux.
V. — a) Nous rattacherons ce dimanche à la Semaine sainte, puisqu'on commence, à Milan et dans le gélasien, à }' commémorer les « grandes souffrances du Christ », au lieu que le rit romain des livres grégoriens fait anticiper ces commémoraisons h l'ancien dimanche mediana, appelé depuis de la Passion. 'Voici Tordre des chants communs entre Milan pour le dimanche qui précède la Semaine sainte, et Rome :
Milan:
Ingressa : In ncmine Domini.
Psalmellus : Ego autem, dum mihi.
Cantus : Pacijice loqiiebantur.
OflTertorium : Eripe me. Domine.
Confractorium : Sitientes.
Rome :
Mercredi saint.
Mardi saint.
Vendredi avant les Rameaux.
Mercredi —
Introït du samedi de la IVc semaine (le chant milanais est orné).
Toutefois, on peut émettre un doute sur le Paci/ice, qui n'a point la forme ordinaire des cantus ou traits : le Deus, Deiis meus romain est de meilleure facture, quoique le prototype en soit plutôt le trait-graduel Domine exaudi, au Mercredi saint.
Nous considérons le service de ce mercredi comme tout à fait ancien, quoique formé de couches différentes. Les deux mélodies archaïques sont celles des graduels Ne avertas et Domine exaudi, celui-ci avec plusieurs versets, remontant au temps oij la synaxe non eucharistique se célébrait à l'heure de tierce, se clôturant après les lectures (v. pa ge 23o). Alors on revenait l'après-midi, à l'heure de none, pour célébrer les orationes solemnes (que nous ne disons plus que le Vendredi saintj dont la teneur témoigne qu'elles ont dû être écrites vers l'an 25o (3), au moment de la formation de la liturgie romaine latine (4).
(i) L'introït et l'offertoire du dimanche de la Samaritaine sont empruntes (avec celui du III" dimanche) à la messe du jeudi précédent dans la liturgie romaine. Or, cette messe a elle-même été empruntée à celle du XI' ou du XII« dimanche après la Pentecôte, du temps de Grégoire II, au \m' siècle.
(2) Il y en a deux autres sur le même chant : Deus exuuJi, le lundi après le dimanche de la Passion, et Confitcbuntur le 9 juin, à la fête bien postérieure des saints Prime et Félicien.
(•5) Voyez plus haut, page 47.
(4) Mais l'usage de dire de telles prières solennelles pour la semaine sainte remonte beaucoup plus haut, puisqu'il forme une des prescriptions de la Didascalie : Le jeûne... vous est donc tout particulièrement recommandé, ainsi que la veille du samedi, la lecture des livres et des psaumes et les PR1KHES et supplications pour les pécheurs, ainsi que t'attente et l'espérance de la résurrection (traduction Nau, dans le Canoniste contemporain, Paris, 25' année, page 23, ou tiré à part:
Plus tard, la célébration du service eucharistique fit reporter les « lectures des livres et des psaumes » à l'heure de none, et l'on y adjoignit l'offertoire Z)o?n/»e e.vaz/rf/ et la communion Po/»;?/ meiim ; l'introït In nomiiie a été évidemment une suite de l'organisation des stations : on a vu qu'il est affecté au dimanche dans le rit ambrosien et. de fait, c'est de l'épitre du dimanche qu'il est tiré.
Pour le Jeudi saint, on ne peut rien dire quant aux chants de la messe, sinon qu'ils semblent d'une ordonnance plus récente que les autres. L'introït Nos autem est celui du mardi précédent , l'offertoire est emprunté à un dimanche, le graduel est sur la même mélodie que ceux de saint Sylvestre et de saint Jean, et n'est pas tiré des psaumes ; la communion paraît avoir été choisie pour la cérémonie du jnaïuiatum (i). En tout cas, il y avait primitivement trois messes solennelles en ce jour : une pour la réconciliation des pénitents, une seconde pour la bénédiction des saintes huiles, une troisième le soir, en mémoire de la Cène.
Quant au service du Vendredi saint, il est en substance resté ce qu'il était; mais la fonction solennelle actuelle est la réunion de trois anciens offices en un seul. Nous reparlerons plus loin de leurs chants.
La liturgie du Samedi saint, primitivement commencée le soir, pour préparer la vigile de Pâques, remonte aux bases mêmes de ces offices, et ses rares chants portent le cachet le plus antique. Il est probable qu'il faut lui restituer, pour avoir la physionomie primitive, le cantique Benedictiis es, amené par la lecture de Daniel, m. Le verset alléluiatique Confitemini {^. i 17) est répété à la messe du 25 avril avec une ornementation difféi-ente, le thème restant le même (2). La présence insolite du trait qui suit immédiatement cette mélodie indique que ces deux chants étaient fixés avant la réduction des lectures liturgiques de la messe, ce qui nous reporte assez haut dans le v^ siècle. Enfin, remar-
La Didascalie, traduite en français pour la première fois, par l'abbé Nau, Paris, 1902, in-S"). Cf. Hauser, Didascaliae Apostolorum, Leipzig, 1900; Paul de Lagarde, restitution du texiegrec dans Aiirlecta Atitenicjenti de Bunsen, t. II, Londres, 1854 ; et Constit. Apost., liv. V, c. xix.
Or, la Didascalie, intermédiaire entre la Didakhe et les premiers livres des Const. Apostol., renferme des rubriques reçues à Rome vers l'an 150 : Si un vieillard vient d'une autre assemblée, et. s'il est évéque, il siégera avec l'évêque, qui lui fera partager sa propre place... quand vous offrirez l'offrande, il parlera. S'il est sage, s'il te laisse cet honneur et ne veut pas offrir, il parlera cependant sur la coupe. (Trad. Nau. id, 24'îann., page 415 ; Hauser, page 657 ; cf. Const. Apost., 1. II, c. Lviii.) C'est évidemment d'après cerèglement que, lorsque saint Polycarpe vint àRome, « en 1 54, le pape Anicet lui céda l'honneur de prononcer à sa place et en sa présence, dans rassemblée des fidèles, les paroles de la consécration eucharistique». (Dom H. Leclerc, Les Martys. I, pag. 66, avec lés références. Paris, 1901, in-S".) Ce rapprochement n'a point encore été tenté. Les livres gallicans et mozarabes indiquent aussi les prières solennelles de la Semaine sainte, la nuit du samedi suivant le règlement de la Didascalie.
(ij Quoiqu'elle exprime aussi, d'uneadmirable manière, l'abaissement de Jésus dans l'eucharistie.
(2) Il faut rapprocher ce fait de l'usage du même psaume dans la Synagogue, à Pâques, au même endroit de la liturgie. V. plus haut, page 8, note 3.
quons que cette messe, par d'autres côtés, moiitre qu'elle est plus ancienne encore : elle est antérieure à l'institution de l'introït (avant 400-420), puisque la litanie processionnelle fait toujours corps avec le début de la messe. Si cette messe n'a pas été dotée plus tard de chants d'offertoire (i) et de communion, c'est qu'elle était réservée aux catéchumènes nouvellement baptises et soumis au régime des messes quotidiennes et matinales qu'on célébrait à leur intention pendant toute l'octave.
Pendant la cérémonie du baptême et celle de la confirmation, qui se faisaient à la suite de la bénédiction de l'eau, on devait chanter le Sitieiiles (2} et peut-être VEmitte Spiritum tiium, conservé à l'offertoire du samedi veille de Pentecôte, qui suivait autrefois la même liturgie.
V. — b) Pour les antiennes des matines et des vêpres de cette même semaine, elles sont en général de forme ancienne : c'est évidemment à leur imitation, ou peut-être par emprunt, qu'ont été instituées plus tard celles des laudes du dimanche Mediana.
Quant aux répons, leur organisation trahit le temps où la commémoration de la Passion a été anticipée à partir de ce même dimanche. Ils sont de trois sortes: 1° extraits des psaumes ; 2° se rapportant à des lectures de l'Evangile ou du prophète du jour, les unes depuis anticipées au quatrième dimanche, les autres encore célébrées, tels, au Jeudi saint : In monte Oliveti; Tristis est ; Unus ex discipulis ; Una hora ; Seniores popiili ; le Vendredi Saint : Tanquam ad latronem ; Tenebrae factae sunt (?) ; le Samedi Saint : Sicut ovis ; Astiteriint reges ; Aeslimatus siim ; Sepulto Domino ; ces répons, fait très intéressant, sont précisément chantés, sauf Tenebrae, sur des formules communes. Il faut dans ce sens y ajouter : Judas mercator pessimus ; Vinea mea electa ; 3° les autres répons ne suivent ces formules que plus librement ou s'en affranchissent presque entièrement, surtout ceux qui sont extraits du livre de la Sagesse, ou sont de composition ecclésiastique ; ils forment une troisième espèce, de composition plus tardive, quoique antérieure au ix*^ siècle, et sont cités par Amalairc comme les œuvres des « maîtres » de l'école romaine (V. page 1 16).
Un fait remarquable de plus, au sujet de la formation ancienne de ces chants, est assurément celui-ci : Tons les répons nocturnes de Semaine sainte extraits soit textuellement, soit plus ou moins librement, de l'Evangile, sont tirés uniquement de la Passion selon saint Matthieu. Or, les écrits de saintAugustin, qui déjà nous a fourni tant de renseignements, attestent que, jusqu'à son temps, pendant la Semaine sainte, on ne lisait encore solennellement comme Passion que celle de saint Matthieu (3).
(i) Les prières de l'offertoire dites mainlcnanl sont une institution du ix» siècle au plus tOt.
(2) Voir pages 232 et 26.|.
(-i) J\Ur. Ut., XXXVIIl, io8^.
Puisque primitivement les répons coupaient toujours la lecture du livre saint auquel ils étaient empruntés, c'est évidemment que lesdits répons de la Semaine sainte ont été formés à l'époque où on ne lisait encore que la Passion selon saint Matthieu, c'est-à-dire au plus tard dans la première moitié du v= siècle.
Or, c'est aussi du même fonds que sont les répons de ce genre communs entre Rome et Milan, comme /;; monte Olipeti, Tanquam ad latroiiem, Tenebrae factae sunt. Les autres sont Eram quasi agmts, Hiei'usalem surge, Omnes amici mei, Velinn tetnpli, Vinea mea.
VI. — a) Pâques et Pentecôte. — On a déjà dit quels étaient les graduels et alléluias de ce temps liturgique qui remontaient ( i ) à une haute époque, en même temps que certaines antiennes. Il est difficile de distinguer parmi les introïts, offertoires et communions, ceux qui sont des plus anciens.
En tout cas, ces textes chantés témoignent, comme les textes récités, — oraisons et lectures, — du mélange de deux ordres de messe différents, au moins pour les octaves des deux fêtes: les messes matutinales pour les néophytes, et celles célébrées à l'heure de tierce en mémoire de la fête. Ce mélange s'est fait certainement avant la fin du vii^ siècle, c'est tout ce qu'il est possible d'en dire; cependant il faut absolument en exclure les alléluias non cités aux paragraphes précédents.
Il est intéressant de relever que la semaine de la Pentecôte n'a, sauf le dimanche, aucun offertoire propre, que Lauda anima mea, le vendredi; les autres jours, on les emprunte au commun des Quatre- Temips et à l'octave de Pâques ; il n'y a également aucune communion tirée des psaumes, elles sont extraites de l'évangile du jour ; enfin, parmi les introïts, celui du mardi : Accipite jiicunditatem, est extrait, comme on l'a déjà dit, d'un livre déjà inusité lors de la publication du décret De libris recipiendis (2).
Le temps de l'octave de Pâques à la Pentecôte se présente également comme bien facile à dépouiller, quant aux messes du dimanche ; les communions sont toutes extraites de l'Evangile ; les offertoires manquent, marque d'antiquité ; ils sont empruntés à d'autres jours (3) ; les introïts seuls ont apparence d'être très anciens.
La messe de l'Ascension, instituée en Occident vers 460 au plus tard,
(i) Pages 79 et s.
(2) Voir page 57.
(3) Offertoires empruntés :
Dimanche in Albis, Angélus, au lundi de Pâques.
2' Dimanche Deus, Deus meus, ambrosien.
3« — Lauda anima mea, vendredi de Pentecûte.
4' — Jubilate, 2' après l'Epiphanie.
5" — Benedicile,P. IV, in traditione Symboli.
6" — Ascendit Deus, emprunt à la fête de l'Ascension.
2 3G LES ORir.INES DU CHANT ROMAIN
ne se distinguerait en rien des autres messes de ce temps, si elle ne possédait des offertoires propres (i) : ceci devient une marque caractéristique de postériorité vis-à-vis de ces autres messes, et par conséquent de leur antiquité.
La messe des Rogations pourrait presque aussi être datée, non point par rinstitution des trois jours de jeûne solennel (vers 480, dans les Gaules), mais par l'emprunt de la messe Exaudivit au jeûne avec litanie et station à Saint-Pierre, célébré le 25 avril, fête de Saint- Pierre /;/ basilica ; ce jeûne paraît avoir été instiiué par le pape saint Léon pour la délivrance de Rome assiégée parles barbares, et célébré peut-être pour la première fois en 455. (V. page 219.) Comme celle de l'Ascension et des autres fêtes instituées dans le cours du v^ siècle, cette messe a un offertoire propre.
b) On a dit plus haut que les répons de psalmis (il y en a aux dimanches du temps pascal) représentaient le fonds primitif des offices ; ceux de l'Ascension ne se distinguent, pour le stj-le littéraire et musical, ni des répons du second fonds de la Semaine sainte, ni de ceux de Pâques et de Pentecôte : ils sont donc étrangers à l'ordre tout à fait primitif, quoique fort anciens. Ils nous paraissent pouvoir servir de références, quant au stvle usité avant et après l'an ^bo environ.
Un fait curieux est qu'au vni" siècle Pâques et Pentecôte n'avaient point encore d'antiennes propres (2), au moins peut-être à matines, tandis que l'Ascension avait les siennes. Cette anomalie ne peut également provenir que dej'institution de cette fête, postérieurement à l'organisation de l'office du temps pascal : ces antiennes, au reste, sont adaptées sur des timbres hirmiques connus, ou empruntées à d'autres fêtes, comme Noël.
VIL Noè'l-Epiphanie. — On a vu (3) comment le psaume traditionnel de ces deux fêtes, Deus judicium tuum, s'était éparpillé en divers offices romains et milanais.
Ces deux sortes d'offices ont peu de communauté dans les chants de ces fêtes; on ne peut guère, au point de vue de la critique historique, tirer gcand éclaircissement des rapports qu'ils présentent.
Cependant, à Milan, Noël n'offre qu'une messe, avec l'introït Lux fulgebit et le graduel Tecum principium, tandis que les livres romains nous en donnent trois : cette pluralité de messes que l'on rencontre en diverses fêtes, — on les trouvera au cours de l'antiphonairc, — est attestée vers l'an 430 par le pape saint Léon (4).
d' Des ofTertoires. car il y en a deux dans les manuscriîs.
(2) Amalaire, de ord. Aniiph., c. /\^, 57.
{•5) Page 76.
(41 Epist à Dioscorc, Pjlr.I.jt., LIV, 4075.
Vraisemblablement, l'organisation générale des messes et offices de Noël, Epiphanie, et des dimanches qui accompagnent ces fêtes, parait remonter à cette époque. En tout cas, les trois messes, de minuit, de l'aurore, du jour, à la fête de Noël, étaient déjà organisées à l'époque de saint Grégoire (i).
La fête du 2 février, terme de la quarantaine de Noël, prend, dans le rit de Milan, tous ses chants aux offices de Noël-Epiphanie, à l'exception de trois répons (empruntés à Rome évidemment après le vii= siècle). Il en devait probablement être de même à Rome dans les premiers temps de la célébration de cette fête.
Dans les offices de l'Avent, qui dépendent aussi de Noël, on relève divers points de contact, pour les chants de la messe, entre Rome et Milan. Ils offrent de l'intérêt en ce sens que l'introït Ad le leravi ne se retrouve point à Milan, tandis que le graduel et l'oflértoire de la même messe y sont. Or cet introït, ouvrant les antiphonaires grégoriens, est tiré du psaume 24 dans la version de la Vulgate, dont le pape saint Grégoire le Grand a été le seul à se seri'ir dans les siècles de formation du recueil des chants romains.
Le fait qu'on ne retrouve point ce chant dans les livres de Milan est une présomption nouvelle de communauté très ancienne entre les deux liturgies : cette communauté, comme celle des dimanches per annum, est confirmée par l'examen des sacramentaires, qui contiennent à Milan, ou dans les Gaules, pour le temps de l'Avent, les mêmes oraisons qu'à Rome, mêlées à d'autres particulières, et cela, au moins dès le vi^ siècle (2). De plus, le canon vi du concile de Màcon de 58 1 prescrit la célébration des jeûnes de l'Avent de la même manière que le Carême (3), à partir de la fête de saint Martin, ce qui donne, comme à Milan, six dimanches d'Avent.
A Rome, certains sacramentaines, fidèles à un usage du même genre, ne paraissent pas correspondre à l'antiphonaire grégorien, qui n'a que quatre semaines avant Noël: on n'en saurait tirer d'objection ; en effet, les manuscrits romains qui comptent cinq dimanches d'Avent prennent tout simplement, pour premier dimanche, le dernier après la Pentecôte, ce qui revient absolument au même dans la façon dont se déroule le cycle liturgique. Les pièces empruntées ailleurs l'ont donc été à une époque bien plus ancienne ; voici celles de Milan que nous retrouvons à Rome :
(i) Nous citerons plus loin la référence.
(2) Sacramentaire gallican de Bobbio, par exemple.
Ij) Mansi, Concil., VIII, 935.
Milan :
isf Jim. Ingr. Ad le Domine.
Offert. Dirige me.
le dim. Psalm. A summo coelo.
Offert. Sperent in le
Confr. Exsultavit.
3<; dim. Psalm. Qui sedes.
Confr. Ecce véniel.
4<: dim. Psalm. Universi.
Offert. Benedixisti.
Confr. Populus Sion.
Si-' dim. Psalm. Ex Sion.
Offert. Confortamini.
Confract. Ecce virgo.
6« dim. ou Annonciation.
Psalm. Prope est.
Rome :
j ... I" dim. OlT. et v.
Samedi des IV Temps.
3' dim. après la Pentecôte.
Comm. Samedi des IV Temps.
3« dim.
Vendredi des IV Temps.
1"' dim.
Se dim.
Intr. 2' dim.
2" dim.
Mercredi des IV Temps.
iJ.
Vigile de Noël.
Il faut ajouter le transitorium Ave Maria, qui donne la version simple de l'offertoire romain de l'Annonciation, et un autre transitorium, Dominus prope est, antienne des laudes du IIP dimanche, à Rome. Enfin, un certain nombre de répons de matines à Rome, et d'antiennes ad Crucem à Milan, dont voici les incipit, sont semblables :
Erii raJix Jesse.
Ante multum temporis.
Audile verbum.
Sicut mater.
Aspicicns.
Intuemini .
Missus est Gabriel.
Ecce apparebit.
Sicut cedrus.
Suscipe verbum.
Obsecro, Domine, mine.
Comme d'autres offertoires romains mentionnés précédemment, le Tollite portas de la vigile de Noël est un répons ad baptisterium à la fin du Matutinum de l'Annonciation, dans le rit de Milan.
VIII. Les dimanches jt'tT annum, s'époque. — La réglementation successive des diverses catégories de dimanches privilégiés finit par inllucr sur les nombreux dimanches libres de la Pentecôte à l'Avent.
Au lieu des si.K ou sept messes du rit ambrosicn, où nous voyons le point de départ primitif du cycle romain post Penlecosten., nos livres romains modernes renferment des chants de messe pour vingt-trois dimanches : certains sont particuliers à ces dimanches, les autres empruntés ailleurs. Entre le chiffre de sept et celui de vingt-trois, il a dû y avoir bien des stades : le sacramentaire dit léonien, nous l'avons dit, renferme des oraisons ad //è;7 pour plus de quarante messes; mais le premier classement net se trouve dans les sacramentaires gélasiens.
Ceux-ci contiennent, pour les dimanches qui n'ont point de messes particulières, c'est-à-dire le temps de l'Epiphanie à la Septuagésime, et de la Pentecôte à l'Avent, seize ordres de prières pour la messe.
Ces messes ont parmi elles les sept du missel ambrosien, et forment le fonds des vingt et quelques messes du missel romain. Or, c'est aussi
l'organisation ue l'office romain 23g
au nombre de seize ou dix-sept que se trouvent les introïts, graduels, offertoires, et communions tii'ées des psaumes, pour les dimanches dits après la Pentecôte, et propres à ces dimanches ( i ).
Voici ces listes, avec le dimanche de l'office actuel auquel correspondent les chants: Les incipit en italiques sont ceux des listes précédentes, [Rome-Milan], (page 220 et s.)
Introïts.