Mansi, t. XV, col 7 let
18 E. LESNE [292]
porte à Rome les actes de ce concile*. Eudes est présent au concile de Troyes le 25 octobre 867 2; c'est Actard de Nantes et non lui qui fut envoyé à Rome rejoindre les simples clercs qu'Hincmar avait mis en route en juillet et qui trouvèrent à leur arrivée le pape moribond 2. Il est donc bien improbable qu'Eudes soit retourné à Rome une seconde fois après son voyage d'avril 863* et il est tout à fait certain qu'il ne s'y rendit pas dans les mois qui suivirent immédiatement le concile de Verberie, au seul moment où il était naturel qu'on priât le pape de confirmer les actes du synode au moyen d'un privilège accordé aux moines de Saint-Calais.
Eudes avait assisté en 862 au synode de Pitres où fut renouvelé le privilège que les évêques réunis à Bonneuil le 24 août 855 avaient délivré aux moines inquiétés par l'évêque du Mans, privilège qu'un diplôme du roi avait aussi confirmé ^. C'est à l'issue de ce synode que l'évêque de Beauvais dut partir pour Rome. Il aurait demandé de la part du roi au pape, en avril 863, confirmation des libertés accordées aux moines au cours des précédentes années par toutes les autorités du royaume. Le privilège de Nicolas, qui ne fait aucune allusion au procès plaidé à Verberie, signale au contraire les attaques dont les moines se plaignaient déjà à Bonneuil ^ et confirme les libertés précé-
1. Ànn. Bertin., 866, p. 82; 867, p. 86. Il n'en revient que le 20 mai 867.