Cf. p. 172, n. 2 et
6. Dipl. de Louis le Pieux du 2 avril 836 : « quia olim dum monasticum ordinem usquequaque depravatum esse constaret et ad eum corrigenduni
174 REVUE d'histoire de l'église de FRANCE
Arnoul, abbé du monastère de Noirmoutier, l'un des établissements du royaume d'Aquitaine précédemment réformés ^, avait été chargé avec Benoît de corriger la norme de l'institut monastique ^. Les deux abbés ont essayé de rétablir l'observance à Saint-Denis et, ne réussissant pas à persuader tous les membres de la communauté, ont établi dans une cella ceux qui consentaient à vivre selon la règle ^. Aldric, abbé de Ferrières, fut certainement du nombre des moines qui, après la mort de Benoît, continuèrent de visiter, sur l'ordre de l'empereur, les établissements de stricte; observance^. L'abbé de Saint-Mihiel, Smaragdus, est chargé aussi de diverses missions dans des monastères de réguliers ^. De concert avec ces missi, d'autres ont probablement travaillé à la réforme, dont les noms ne se sont pas conservés ^.
Les Statuta Murbacensia ne font aucune allusion au
atquc cmendandum, imo ad pristinuni debitumque modum et rectitudincm... rcduccndum^ quemdam abbatcm cjusdcm ordinis fcrventissimum^ Benedictiini cognomine^ per monasteria imperii a Deo commissi destinaremus, contigit cum ad nionastcrium, quod dicilur S. Columbœ... devenire ; in quo curn caetera regulariter ordiiiare satageret » (Quaiitin, Cart. de l'Yonne, xxv^ p. 50).