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2. Les monastères qu'un évêché dispute à la protection royale sont peutêtre dans le même cas. Tel Saint-Calais revendiqué par les évêques du Mans, mais qui a réussi à obtenir des privilèges royaux. Le 31 mai 825, l'abbé Alboinus obtient permission pour les moines de lui élire un successeur « post ejus obitum » (dipl. de Louis le Pieux : Regesta, n° 771 ; Cart. Saint-Calais, éd. Froger, xiv, p. 23). Cette autorisation, qui a un caractère de circonstance,, marque que la libre élection n'était pas encore alors à Saint-Calais un usage établi et que, par conséquent, le monastère n'a pu obtenir en 819 d'être inscrit sur la liste des monastères ainsi privilégiés. Peut-être Saint-Gall,. qui s'émancipe seulement en ce temps de l'évêché de Constance (cf. B. Krusch,. préface à la Vita Galli, Script, rerum Meroi>., t. iv, p. 230), n'a-t-il pas été. porté sur la liste en raison de sa condition encore imparfaitement définie.

3. Dipl. de Louis le Pieux du 7 août 819 et 8 janvier 821 [Hist. génér. de Metz, t. IV, p. 22, 23).

4. Après le canonicus Hildéric, Lobbes eut, au plus tard en 823, pour abbé Fulrade, mort en 826 et qui était déjà recteur de Saint-Quentin quand it devint abbé de Lobbes (cf. Warichez, L'abbaye de Lobbes, p. 32-33). Le laïque Einhard est abbé de Saint-Bavon à la date du 13 avril 819 {Regesta, n^ 689). Après la mort d'Angilbert survenue en 814, Saint-Riquier est tenu en bénéfice

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Colombe de Sens, où rétablissement d'une mense conventuelle marque que l'abbaye est abandonnée aux fidèles royaux ^ ; tels peut-être aussi Wissembourg, Echternach, Reichenau, qui ont pour abbé un évêque. Même si celui-ci appartient par ses origines à la profession monastique, ne prend-il pas nécessairement les allures d'un abbé séculier^? A d'autres monastères qui, à cette date, sont gouvernés par un abbé régulier, l'empereur n'a fait sans doute aucune promesse. On s'explique ainsi que Saint- Bertin, jusqu'alors régi par un régulier, soit attribué l'année suivante à Fridégise, canonicus, qui déjà détenait Saint-Martin de Tours ^; qu'Hilduin soit devenu plus tard abbé de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Médard de Soissons en même temps que de Saint-Denis, réformé sous son gouvernement ^; que le séculier Théoton ait

par Héric (Hariulf^ Chron. CentiiL, lU, \, éd. F. Lot, p. 82). Hélisachar, chancelier de Louis le Pieux, était abbé de Saint-Riquicr en 822 et aussi recteur de Jumièges (iv, p. 98). Des diplômes faux de 822 [Regesta, n° 754, 755) le font aussi abbé de Saint-Maximin de Trêves, Meung, en 822, a pour abbé le comte Matfrid [ihid., n^ 760). En 817, Anségise, futur abbé de Saint-Wandrille, a obtenu de Louis le Pieux le monastère de Luxeuil « ad regendum beneficii jure » (Chron. Fontan., Histor. de France, t. vi, p. 473-474). Pour Flavigny et Saint-Jean de Réôme, voir plus haut (p. 333, note 5). Uahhatia de Saint-Vaast a été occupée au temps de Charles-Martel par Guy, parent du maire du palais et qui était aussi abbé de Saint-Wandrille [Gesla abb. Font., XI, Script., t. II, p. 284). Sous Louis le Pieux, elle est aux mains d'Adalungus, qui fait bien figure d'abbé séculier. Lothaire, en 833, la lui enlève pour l'attribuer à l'archevêque de Reims, Ebbon (cf. Gallia christ., t. m, col. 375 et 376), qui, lui, est évidemment un prélat séculier. Un peu plus tard, le comte Adalard la tient en bénéfice du même Lothaire [Mirac. S. Vedasti, viii, Script., t. XV, p. 400).

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