‹ Les origines du droit de régaleChapitre 78 sur 87 · Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

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4. Cf. plus haut. p. 333. Il est abbé de Saint-Médard en 824 [Charta Dertx, Ilistor. de France, t. vi, p. 661).

commandé sans doute à la fois aux moines de Marmoutier et aux chanoines de Saint-Martin de Tours ^. Dès l'instant où ces monastères réguliers sont livrés à des séculiers, on y voit fonctionner le régime de la mense ^, prévu en effet en 819 pour tous les établissements sacrifiés aux intérêts du prince, soit qu'ils le soient déjà à cette date, soit que l'empereur les destine à devenir un bénéfice sitôt que Vabbatia deviendra vacante.

Avec les grands monastères de canonici, les monastères réguliers abandonnés à des prélats séculiers comptent visiblement parmi les plus riches établissements. Sous la réserve de la part faite aux moines, ils constituent la proie que le monarque jette en pâture à l'aristocratie ecclésiastique et laïque qui le sert. Destinés à permettre à un séculier de rendre aux rois tous les services d'un vassal, ils sont dévoués en ses mains à toutes les charges publiques. Ceux-là ne pouvaient donc être à aucun titre inscrits dans la liste des établissements dont l'empereur, en 819, fixait les obligations.

Enfin, tous les monastères royaux de Francia dont l'abbé doit être un régulier comme les moines, et qui sont inscrits à ce titre sur la première liste, ne sont pas indistinctement reportés sur la seconde. Benoît attire l'attention de l'empereur sur quelques-uns seulement des monastères précédemment désignés {quœdam ex eis), à savoir sur ceux qui acquittaient habituellement dons et milice. Il semble même, à lire Ardon, qu'ils n'étaient pas les plus nombreux ^. Tout monastère qui échappait

1. Un certain Théoton est rector de Marmoutier le 19 novembre 832 [Regesta^ n° 910). C'est vraisemblablement le même personnage très séculier, abbé de Saint-Martin de Tours, qui est tué dans un engagement en 834 [Ann. Berlin,, p. 9).

2. Fridégise attribue une portion des villœ aux moines de Saint-Bertin, une autre aux chanoines de Saint- Omer : « Ipse ea quœ sibi maxime placuerant, ad suœ perversitatis usum reservavit » (Folquin, i, 56, éd. Guérard, p. 74-75). On a vu plus haut (p. 333) que la mense apparaît à Saint-Denis et à Saint- Germain-des-Prés au temps d'Hiiduin. A Saint-Médard, le régime de la mense qu'on voit fonctionner sous l'abbé Carloman, fils de Charles le Chauve, et qui a été établi, c'est-à-dire sans doute confirmé, par ce roi (cf. L'origine des menses, p. 83), date peut-être aussi de ce temps. A Marmoutier, l'abbé Ragénoldus rendait en 845 à la communauté les biens antérieurement assignés à celle-ci (dipl. de Charles le Chauve, 30 janvier 845, Histor. de France, t. viii, p. 474) .

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