‹ Les origines du droit franco-canadien [microforme]Chapitre 73 sur 154 · SSP AL PECT EE CINE D EN SEE · texte numérisé non relu

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Le mercredi et le samedi, la grand'chambre siégeait à “huis clos” pour l'enregistrement” des ‘“Edits Royaux,” l'examen des difficultés sur l'exécution des jugements et les oppositions à mariages.

Ces séances du mercredi, et surtout celles du premier mercredi après la St-Murtin et après Pâques, étaient souvent consacrées aussi aux matières de discipline.

L'avocat-général, ou le procureur-général, y faisait un discours sur les abus qui pouvaient s'être glissés dans la discipline de la cour elle-même. Ces harangues étaient très sévères, et le procureur-général ne se gênait pas de dire aux juges en quoi ils avaient manqué : aussi les magistrats avaientils peu de goût pour ces séances du mercredi.

C’est du nom du jour de la semaine où avait lieu ces séances, (mercredi de Mercure) que vint le nom de “ mercuriales,” que l’on donna ensuite au discours même que prononçait le procureur général en cette circonstance et ce mot est resté, dans notre langue, comme synonyme de réprimande.1

Nous avons dit que les magistrats rendaient la justice gratuitement, toutefois, suivant un ancien usage, les plaideurs après l'audience, remerciaient les juges de la justice qu’ils leur avaient rendue en leur faisant quelques cadeaux sans valeur, tels que dragées ou confitures. De là est venu le nom d'épices. Ces présents en nature furent plus tard convertis en argent, les juges aimant mieux, comme le dit Pasquier, recevoir deniers que dragées.

5. Lorsque le roi était appelé à plaider devant sa cour, ou devant les justices seigneuriales de son domaine, il s’y faisait représenter par ses baillis, mais plus tard, il eut des procureurs devant toutes les juridictions. La principale mission de ces procureurs consistait à surveiller, défendre, et faire valoir les intérêts du roi, notamment à poursuivre les usurpations du domaine ou des autres droits du roi, à assister à l'instruction

! Jetté, Le Parlement de Paris, La Thémis, vol. 1, pp. 282-288.

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