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l’état d’'irritabilité des organes joue un rôle capital dans la production des contractions plus ou moins fortes. Et, étudiant les conditions nécessaires pour
que les mouvements aient lieu dans les expériences
-galvaniques, il distingue «deux états des organes ani-
€ maux : celui de l'incitabilité exallée naturellement € ou artificiellement, et celui d'incitabilité affaiblie ». On ne pouvait pas mieux définir à cette époque ce que nous appelons maintenant l'hyperexcitabilité et l'hypoexcitabilité.
Hutmboldt considère cette « incitabilité » comme très importante. & [l'est évident, dit-il, d'après les « plus simples notions de physiologie, que le succès « des expériences dépend autant de lincitabilité des «organes que de la force de la cause stimulante. Il & parait qu'on n'a pas faitjusqu'à présent attention à « cette condition ». H s’attacha Qà suppléer à cette « omission » et étudia même les moyens par lesquels on peut augmenter ou diminuer l’excitabilité à l’aide
des agents chimiques ou physiques (u).
6° Influence du sens du courant. — Quelles que soient les hypothèses des auteurs qui étudièrent le galvanisme, tous s’accordèrent pour dire que les contractions qu'ils étudiaient étaient dues à un dépla-
a. En passant, Humboldt donne des indications pour se procurer des grenouilles dont les organes sont d’une « incitabilité facile » : @ Pour avoir des grenouilles très vives, je préférerais les jeunes, « principalement les femelles, dans les jours frais de l'été ou en « hiver, après qu’elles auraient été conservées plusieurs jours « dans une chambre pour les tirer de leur torpeur hyémale. »
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cement d'électricité et que ce déplacement avait un sens : aussi dès le début le sens du courant fut-il l'objel de communications très importantes à noter.
En 1592 Volta, dans une lettre au professeur Carmenati (3 avril),expose loutes les expériences qu'il a faites pour démontrer la sensibilité de la grenouille à la décharge électrique. «€ On voit nettement, d'après « cette lettre, liton à ce sujet dans /e Journal du « galvanisme (55), que Volta avait découvert qu'une « décharge électrique très faible peut encore exciter « la contraction d'une grenouille si elle est dirigée du « nerf au muscle, tandis qu'elle ne produit pas ce « phénomène si elle est dirigée en sens contraire ». Matteucci (a), qui rapporte aussi celte découverte de Volta, ne donne pas d'explications sur ce qu'était la décharge électrique employée par Volta. I est très possible, d'après ce que nous savons des connaissances en électricité à celle époque et des travaux de Volta, qu'il ne s'agisse là que de la décharge d'une bouteille de Leyde ; en tout cas,cette première constatalion atlirait avec raison l'attention sur les diflérences que l’on remarquait dans les contraclions suivant ce que Volla croyait pouvoir appeler le sens ou le point de départ du courant.
Il est intéressant au mênte litre de rappeler qu’à celte époque Venturi et Hallé écrivaient aussi: € Les
« secousses qui se réveillent dans les animaux par le
a. Matteucci, loc. cit.
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« moyen de l'excitateur sont généralement plus & fortes si des muscles on porte l’excitateur même à € l'armature, que si on le porte de l'armature au « muscle ; el même si on employail cette dernière « manière lorsque l'électricité est si faible qu'elle va « se perdre, on n’a aucun mouvement pendant qu'on « l'obtient encore par l'autre procédé. Le fait est «€ très singulier et mérite Pattention des physiciens. » Il est difficile d’interpréter exactement ces récits ; en lout cas, lon y voit nettement les premières ébauchesdes observations et des recherches sur l'électrodiagnostic. ; Mais, peu après, les physiciens, orientantleurs travaux dans ce sens, notèrent des faits beaucoup plus précis et très exacts. Humboldt commença d'abord par voir qu'«en composant différentes chaînes,les con- & tractions réussissaient ou n'avaient paslieu suivant &« la siluation'des parties qui formaient la chaine ». Mais il en conclut simplement «que ceite observa- « tion était très intéressante pour déterminer les cas « positifs et négatifs et les conditions principales dont « l'irritation dépend ». Valli fit mieux et observa, dit Matteucci, « que les contractions sont plus violentes « lorsque des deux métaux des armatures, élain et « argent par exemple, c’est l’étain qui est appliqué aux nerfs et l’argent aux muscles, et que de tous jes métaux qui peuvent être eraployés comme armatures du nerf, c’est le zinc quiconservele plus longtemps la propriété d’exciter les contractions ». Si la pile de Volta avait été connue à ce moment-là Valli
Te aurait pu dire que le pôle négalif donne des contractions plus fortes que le pôle positif.
Venturi et Hallé, continuant leurs travaux, firent l'observation suivante que Nadelot rapporte en ces termes.
« Les nerfs des deux membres thoraciques étant € munis d’une armalure d'argent et les deux mem- « bres abdominaux d’une armature de zinc, un fil de « Jaiton établi entre les deux métaux occasionna des « contraclions musculaires violentes dans les deux « membres.abdominaux seulement, »
Enfin, Valli remarqua aussi que la position de ce qui, dans son. dispositif, constituait les électrodes, avait de l'impo rtance. « Quand une portion de nerf, dit-il, est devenue insensible:au passage du courant, il n'y a qu'à faire passer cecourant dans une portion du nerf plus rapprochée de ses extrémités pour obtenir encore des contractions ».
7° L’'épuisement de l’excitabilité. — Galvani, immédiatement après sa découverte du palais Zambeccari, avait essayé de voir si des contacts réitérés provoquaient des. contractions répétées.
Il semble ne pas avoir poussé l'expérience très loin. Alibert raconte, en effet, dans son éloge, « qu'il € (Galvani) trouva: remarquable quel'électricité qui « provoque les muscles à des mouvements de con- € traction n’est épuisée ni par le contact.des mains « qui tiennent l’arc,, ni par l'approche réitérée de « l’are contre les parties animales ».
Mais Humboldt,en 1:99,rend compte très en détail
Cut Hélas
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