‹ Les Origines du GalvanismeChapitre 33 sur 41 · RP PR · texte numérisé non relu

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De cette idée, Galvani déduisit naturellement ensuiteles applications thérapeutiques du galvanisme et proposa d'utiliser l’are pour « soutirer de l’électricité » à ceux qui en avaient trop : les épileptiques, par exemple, les malades atteints d’un tic douloureux de la face, ete., elc.

La plupart de ses contemporains essayèrent de traiter les paralytiques. Cependant Volta el ceux qui partageaient ses idées songèrent à l'essayer dans

d’autres maladies. Il y eut même quelques essais

bizarres dans cette période de début. On prétendit

avoir guéri des idiots (Pagès et d’Hombres), avoir obtenu des résultats dans la «cure de l’hydrophobie » (Roni de Turin) et l'emploi méthodique du galvanisme n'eut lieu qu'après 1800.

Cependant on lit dans Humboldt (1999) : « Il paraît « que Maunoir a déjà employé le galvanisme avec « succès dans le traitement d’un tic douloureux. » Quoi qu'il en soit de l’exactitude de ce « succès », dont je n’ai pu trouver mention ailleurs, cette citation témoigne des essais thérapeutiques faits à cette époque. Valli, d'autre part, dans la quatrième et la cinquième de ses lettres insérées dans le Journal de

Rosier, explique qu’il serait logique de tenter le

rappel des noyés et des asphyxiés à la vie en leur « appliquant le galvanisme ». Il fit des recherches et des tentatives à ce sujet, mais sans succès. Plus tard, Godine, à Alfort, fit de nouveaux essais sur des noyés, mais les sujets sur lesquels il opéra étaient restés plus d’une demi-heure sous l’eau ; il était naturel,

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dans ces conditions, que les résultats de celle nouvelle thérapeutique ne soient pas plus heureux que

les autres.

Enfin, un médecin suédois, Wespring, tenta d’employer le galvanisme au moyen de « brosses métalliques ». « C’est le Perkinisme, dit-il, qui m'en fournit l'idée » (a), et il fit construire &es brosses en or et en cuivre montées sur un manche isolant. 11 réunissait une brosse à un pôle de lare, le malade prenait en main une plaque de fer ou d'étain «humectée de vin », réunie à l’autre pôle de l'arc et, « dans cette situation, en appliquant la brosse sur une partie quelconque du corps, le malade éprouvait une vive irritation et une sensation brûlante » qui devait produire des effets très marqués. Et ce n'est pas sans étonnement qu'on lit le récit de semblables applications faites non seulement à des hémiplé-

iques. à des « paralysies de la joue », à des tortigs ;

a. Le D' Perkins publia en Amérique, en 1796, un ouvrage intitulé : Certificats of the efjicacy of doctor Perkins nutallic instruments. C'est un livre qui renferme une multitude de témoignages sur les effets d'un procédé qui consiste à promener deux aiguilles métalliques sur les parties affectées de rhumatismes ou de maladies des nerfs. Cet ouvrage en fit naître un autre à Copenhague : les Réflexions sur le Perkinisme de Herholdt et Rafn, en 1798.

Le professeur Tode, analysant ce travail, dit: « La manière dont je m'en suis servi ordinairement avecle plus de succès contre les douleurs et les inflammations est de glisser et de promener la pointe des aiguilles depuis la partie affectée jusqu'à d'autres parties plus musculeuses, à une distance plus ou moins grande suivant le besoin » (In Journal de Physique, t. XLIX, 1799, an VI).

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