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LES HYPOTHÈSES SUSCITÉES PAR LE GALVANISME

L'étude des hypothèses émises par les physiologistes de cette fin du xvin siècle serait en dehors du cadre de ce sujet et je me propose seulement, pour terminer, d'exposer ici les idées que se faisaient quelques-uns des auteurs dont il a été question dans ce travail : sur les causes des contractions musculaires d’abord, sur la nature du galvanisme

ensuite.

Les causes des contractions musculaires.

— Swammerdam, dont j'ai longuement exposé les travaux, s’exprimait ainsi au sujet des contractions musculaires : « Je me demande si l’on ne doit pas « rejeter l'opinion qui attribue le mouvement muscu-

« laire à l’arrivée subite d’une matière spiritueuse

« émanée du cerveau dont le cours est si rapide que,

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« soit dans les mouvements volontaires, soit dans « les mouvements spontanés elle pousse devant elle « la portion de cette même matière qu'elle trouve « surs on chemin et passe dans un instant aux par- &« ties vers lesquelles elle se dirige quelqu’éloignées « que soient ces parties... La cause de cette irrita- « tion naturelle que je crois suffisante pour opérer « le mouvement réside principalement dans la moelle « épinière, elle existe aussi dans tous les nerfs, en « sorte que les nerfs et la moelle épinière étant con- « tinuellement irrités, communiquent une force vive « à tous les muscles... enfin, je crois que la vraie « cause de la contraction habituelle des muscles « n’est autre que l’action du sang artériel sur la « moelle épinière et sur les muscles, »

Gardiner avait admis qu'il y a chez les animaux un principe vital répandu dans le cerveau, le cervelet et la moelle et dont les nerfs sont conducteurs : ce fluide très subtil étant inhérent à la substance des nerfs, il pensait avec Lughi que « sans 1rop s'éloigner de la droite manière de philosopher »,lon ‘pouvait supposer que la « matière électrique » était distribuée par tous les nerfs dans l’organisme pour y déterminer le «sentiment et le mouvement ».

Nous avons vu qu'il faut distinguer deux époques dans la découverte de Galvani: la première fut marquée par l'observation des contractions musculaires qu'une grenouille écorchée et placée sur une table dans la zone d'influence d’une machine statique, manifestait quand ontirait uneétincelle du conducteurau

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