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LES DOCTRINAIRES ET LEURS ÉLÈVES

Lettre du chevalier ALLEST à son ancien professeur M1 BLANCHARD, juge de paix à Saint-Omer.

« Mon cher ancien professeur, l'essai sur les reconnaissances mili- « taires que vous trouverez cijoint, forme le numéro 4, tome I de la no- « velle édition que le Dépôt de la guerre donne de son mémorial. Il a été « tiré de ce numéro quelques exemplaires séparés. Veuillez bien o gréer « celui-ci comme le faillie témoignage de la reconnaissance et de l'alla- « chement d'un de vos élèves.

« Cet ouvrage sera pour vous de peu d'intérêt. Cependant l'appendice « renferme des notions d'hydrographie générale appliquées aux bassins « du Nord et en particulier à celui de l'Aa.où vous trouverez la description « du paj's qui environne Saint-Omer et des particularités historiques « sur nos antiquités. L'explication de quelques passages d'auteurs latins « (page 63, note 1 — page 134, texte et note 4 — page 305, note lr et « surtout la traduction des fragmens de César relatifs au Sinus- itius « (page 341 et suivantes) vous prouveront que je fais quelquefois encore « des versions, et je souhaite que vous trouviez dans la notice sur le « général Vallongue (page 351 et suivantes) une application tolérablc de « vos préceptes sur les narrations.

« Veuillez bien du moins permettre que ce volume trouve place dans « un coin de votre bibliothèque et vous y rappelle la haute considération « et le dévouement avec lequel j'ai l'honneur d'être, mon cher ancien « professeur, votre élève affectionné.))

Alexandre ALLENT.

5 septembre 1SW.

A Mr POILLION

pour le joui* <le la Saint-Pierre

Daignez dans ce beau jour soutire à noire joie,

Souffrez qu'à vos regards noire amour se déploie :

Ce sentiment si doux, émané de nos cœurs,

Est aussi pur, Monsieur, que le parfum des fleurs ;

C'est le tribut offert par la reconnaissance ;

Loin de nous les efforts d'une fausse éloquence !

Nous n'irons pas surtout ou pompeux ou légers,

Charger notre discours d'ornements étrangers;

De la simplicité le gracieux langage

Pour chanter vos vertus convient mieux à noire âge.

Faut-il donc posséder le cachet du talent

Pour vous peindre à grands traits tout votre dévouement ?

Bienfaisant par état et plus par caractère,

Par d'utiles leçons, vous nous servez de père;

Vous dirigez nos pas dans de nobles sentiers

Et nos fronts sont jaloux d'obtenir des lauriers,

De nos heureux travaux heureuse récompense !

De vos soins généreux que ne peut l'influence !

Du collège bientôt les murs vont s'agrandir,

De leur nouveau destin je les vois tressaillir;

C'est alors qu'entraîné par votre ardent génie

Vous allez imprimer une nouvelle vie

A tout ce qui respire ; oui, Monsieur, c'est alors

Que l'Education déroulant ses trésois

Deviendra plus brillante et que votre sagesse

Fera renaître ici les beaux jours de la Grèce.

Qu'il est doux de fixer un pareil avenir !

Mais à l'instant pour nous le monde va s'ouvrir;

De la société tel est l'arrêt suprême ;

11 faudra donc quitter le directeur qu'on aime !

Ah i sur ce grand théâtre où nous serons lancés

Vos bienfaits dans nos cœurs seront toujours gravés.

Vivez toujours heureux, telle est notre espérance,

Agréez de nos vœux l'éternelle assurance,

Dans le inonde souvent on voit des lils ingrats

Mais parmi nous, Monsieur, vous n'en trouverez pas.-

compose par Hector PIERS, élève de rhétorique, âgé de 16 ans 7/2. (A. A.)

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