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juge cfarmea de la noblesse de France, fut longtemps chargé d'examiner les titres produits par les candidats^ et chaque vérification de ce genre lui était payée soixante-neuf livres ^ La formule adoptée pour Finscription d'un nouvel élève sur les registres du collège était ordinairement conçue en ces termes : a Vu le certificat du sieur d'Hozier, généalogiste du roi; rapport fait des titres présentés, et examen d'iceux, qui ont été trouvés suffisants tant pour la noblesse que pour les autres qualités, X... a été reçeu pour jouir de tous les avantages de pensionnaire*. »
Chaque élève devait apporter en entrant un trousseau composé de
2 habits neufs complets^ un d*éié et un d'hiver,
2 redingottes, 12 chemises, 12 cols.
12 coeffes de nuit.
12 mouchoirs, 12 serviettes.
12 paires de chaussons^.
1. Registre pour servir aux délihéraUons et arrêtés de MM. les inspecteurs et grand-maître du collège Mazarin. Archives de l'Empire. MM, 464.
2. Registre pou/r servir aux délibérations et arrestés de messieurs les inspecteurs et grand-maistre du collège Mazarin* Archives de l'Empire. MM, 463, p. 21.
3. Registre pour servir aux délibérations et arrêtés de MM. les itispecteurs et grand-maître du collège Mazarin. Archives de l'Empire. MM, 464.
On ne pouvait être admis au collège des Quatre- Nations avant l'âge de dix ans^ ni après quinze ans révolus S et il fallait nécessairement professer la religion catholique. C'était d'ailleurs là une des règles générales adoptées par l'Université ; elle ne souffrait d'exception qu'en faveur des élèves externes, et encore étaient-ils immédiatement chassés s'ils se permettaient de s'entretenir, même avec leurs camarades, des principes de la Réforme V
Le cardinal avait très-expressément ordonné que le droit de désigner les élèves appartiendrait « à l'aisné de ceux qui porteroient son nom et ses armes'; » mais la fondation ayant été réputée royale, les premières nominations furent faites par Louis XIV. En mai 1714, un arrêt du conseil d'État remit cette prérogative à Gui-Paul-Jules Mazarin, pair de France, neveu du cardinal*. Celui-ci étant mort le 30 janvier 1748, sans laisser de postérité masculine, le roi, s'appuyant sur l'article 2 des lettres patentes de 1688, reprit le droit de no-