I. LA PHILOSOPHIE niSMARCKIE.NXE DES RACES
a) La race slave.
Le Russe ne pourra jamais se passer de l'Allemand. Le Russe est un homme aimable, il a de l'esprit, de l'imagination, des manières agréables et des talents de société. Mais, quant à apprendre à travailler tous les jours — pendant huit heures seulement — et cela six l'ois ])ar semaine et cinquante semaines par an, jamais de la vie un Russe ne le pourra .
Je me souviens des mots frappants (jue ])ronon(;a devant moi un officier russe. La conversaliou rouhiit sur le fait que, dans l'armée russe, beaucoup d'offuiers d'origine allemande ])arviennent jusqu'au grade dégénérai. « Comment, me dit-il, un Allemand ne deviendrait-il pas général? 11 ne boit pas, ne vole pas, il a de la tenue, il monte lui-même son cheval : il n'est ])as étonnant qu'il devienne général ! »
Poschinger, Neue Tinchreden Uisinarc/m, t. I, p. a46, II août 1867.
b' La (h'cadence des races lutines.
Ln race latine est une race usée. Elle a, je l'accorde, Accompli de grandes actions, mais, aujourd'hui, sa destinée ont remplir : elle esl ujqich'C à d« pt'i'ir et à (lisparallrc probablement tout entière, au moins en tant (pi'cii- Nertible constitué.
L«*s hommcN polilicpu's <h's pjivs lnlins,<]iii sonl pcrsi»!-
caces, devraient hâter la marche de cette évolution, au lieu de s'épuiser en ell'orts inutiles ])Our retarder ce qui est fatal... Un Hohenzollern, sur le trône d'Espagne, eût donné au peuple espagnol quelque chose de la l'orée allemande, sans avoir recours à la violence ni à l'humiliation. La race germanique est jeune, puissante, elle possède les vertus et l'esiirit d'initiative qu'autrefois les Latins possédèrent. L'avenir est aux peuples du Nord, et ils viennent seulement d'entreprendre la mission qu'ils sont destinés à accomplir pour le bien de l'humanité.
Poschinger, Neue Tischreden Bismarcks.
Nouveaux propos de table de Bismarck, t. I, p. 58, 12 octobre 1870.
c) La race germanique seule a des qualités mâles.
Parmi les peuples, on peut distinguer, comme dans la nature, des mâles et des femelles. Les Germains sont des mâles. Ils sont même si virils que, pris isolément, ils échappent à toute influence du Gouvernement. Chacun d'eux veut garder intacte son individualité. Mais, s'ils sont réunis en masse, ils ressemblent alors à un torrent irrésistible qui renverse tout sur son passage. Les Celtes et les Slaves sont féminins. Ils sont incaj^ables de rien l)roduire j)ar eux-mêmes, de rien engendrer.
Les Russes ne jieuvent se passer des Allemands. Ils ne sont pas actifs, mais se laissent gouverner avec facilité. Ils ignorent la force de résistance et obéissent à leur maître. Les Celtes, de même, ne sont qu'une foule passive, (^.e n'est qu'au contact des Germains et i)ar leur mélange avec eux qu'ils deviennent un 2>euple politique. C'est ce ({ui arriva pour les Anglfris, pour les Espagnols, tant ([ue les Goths furent à leur tête, pour les Français, tant que l'élément franc domina. La Révolution fran-
çaise a rejeté cet élément et donné la prépondérance à l'élément celtique. C'est pourquoi la France a désormais tendance à se soumettre à la violence.
Les Westphaliens et les Souabes sont de vieux Germains, aussi peut-on très diflicilement les habituer à être constitués en Etat. Quand un idéal national, quand la i)assion s'empare d'eux, ils abattraient des montag-nes. Mais cela est rare. A l'ordinaire, chaque villag^e, chaque jwysan entend rester indépendant et autonome.
Le Prussien est un mélange puissant d'éléments slaves et d'éléments germains ; c'est lu une des principales raisons qui expliquent sa souplesse i)olitiquc. Son caractère participe à la fois du caractère docile du Slave et du caractère viril des Germains.
Bluntschli, Denkmivdigkeilen (Mémoires) , i. III, p. iy3. Conversation avec Bismarck, 3o avril i«68.
d) La race gerinanuiue est supérieure aux slaves.
Le Germain qui reste i)ur de tout alliage slave ou celtique u un caractère de moine et se dispute avec tous ses pareils, (^uand il s'allie aux autres races, il arrive toujours, pourvu ([u'il ait la patience et l'eudui-ance nécesHaires, à devenir le chef, la volonté directrice, comme doit être le mari «lans le ménage. Je ne veux ])as oITenseï* les Slaves, mais il faut bien reconuailre «pie leur caractère tient beaucoup du carnctin'c féminia: ils ont la grûce, l'intelligence, ia ruse, l'adresse et les Allemands paraissent souvent lourds et maladroits à cAlé d'eux. Mais nous romix>rlonH toujours et c'chL pourquoi je voudrais vous dire : quand vous ave/, affaire à vos rivaux slaves, même aux moments de colère los plus violents et dans les
situations les plus critiques, g-ardez . toujours la conviction })roroude, la conviction la plus profonde mais secrète, que vous êtes au fond leurs supérieurs et que vous l'êtes à jamais.
Discours à une députation de Stj-rie, i5 avril i8ç)5.