‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 121 sur 253 · Slatutes of the realm, 2 et 3, Edward VI, chap. i, d · texte numérisé non relu

Slatutes of the realm, 2 et 3, Edward VI, chap. i, d

unes desparties essentielles du PremierLivre delacommune prière. Un certain Richard Hilles { écrivait d'Oxford, le 1er juin 1549, au réformé suisse Bullinger : « Nous avons la célébration uniforme de la messe dans tout le royaume, mais d'après l'usage des églises de Nuremberg et de quelques églises de la Saxe. »

Cranmer s'entourait de théologiens allemands et suisses. Il avait invité un moine italien, Vermigli. marié à une religieuse et mieux connu sous le nom de Pierre Martyr, à venir en Angleterre. Ce dernier arriva en effet à Londres en 1547 et fut bientôt nommé professeur royal de théologie à l'université d'Oxford. Son ami. Bernardin Ochino, capucin défroqué, qui l'avait accompagné, devint chanoine de Cantorbéry. Martyr fit paraître, le 1er décembre 1548, un petit traité sur l'Eucharistie, dédié à Somerset, qui l'avait probablement sous les yeux quand il présida, quelques jours après, le grand débat sur la présence réelle. Au cours de cette discussion, Cranmer exposa les opinions contenues dans le livre de son ami qui écrivait le 26 décembre à Bucer 2 : « Les papistes sont acharnés, le primat soutient la bonne doctrine et le gouvernement ne peut plus reculer. » Il ajoutait, le 22 janvier, que Cranmer lui avait envoyé tous les comptes rendus des débats.

Bullinger, qui connaissait l'esprit si malléable de l'archevêque, l'avait fait travailler par ses amis; en septembre 1548 il lui envoya un polonais qui avait été évêque, John à Lasco. C'est le moment où le primat publie son catéchisme luthérien et où un exchapelain de Marie de Hongrie, Pierre Alexandre d'Arles, arrivé quelque temps auparavant, reroit de lui des bénéfices anglais.

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