‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 129 sur 253 · Deux prêtres du pays, à ce moment en prison · texte numérisé non relu

Deux prêtres du pays, à ce moment en prison

fants soient confirmés toutes les fois (|ue nous nous adressons à l'évêque. Nous ne voulons pas de prêtres mariés. Nous voulons que le service de Dieu soit dil et chanté au chœur, comme auparavant : nous ne voulons pas d'office qui ressemble à une farce de Noël. »

Les catholiques demandaient un sauf-conduit pour deux de leurs chefs, Humphrey Arundel et le maire de Bodmin qui devaient aller trouver le roi. Ils exigeaient à titre d'otages, quatre lords, huit chevaliers, douze bourgeois et vingt propriétaires qu'ils garderaient jusqu'à ce que le parlement eut satisfait à leurs demandes.

Somerset K envoya une réponse évasive. Cranmer, de son côté, s'efforça de réfuter les griefs purement religieux des catholiques en les chapitrant longuement sur leur présomption. Ces négociation avaient permis au gouvernement de rassembler une armée importante. Grey chargé de pacifier le comté d'Oxford s'y montra très cruel ; plusieurs curés furent pendus 2 avec les chefs des rebelles.

Russel3 entra à Exeter le 6 août 1549 et fit arborer sur sa tente l'étendard du dragon rouge. C'était, pour ses bandes de mercenaires, le signal du pillage et de toutes les licences. La vengeance fut atroce. Après la bataille de Sampford Courtenay où les catholiques furent écrasés, on procéda à des tueries en masse, les chefs étant réservés pour les gibets de Tyburn. Russel frappait les partisans des vieilles doctrines, môme quand ils n'avaient pas participé au soulèvement. Le curé de Saint-Thomas d'Exeter avait cm-

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