‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 130 sur 253 · Ibid., pp · texte numérisé non relu

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péché les insurgés de brûler la ville : Russel le fit hisser, en habits sacerdotaux, au sommet de la tour de son église, parce qu'il était connu pour son attachement à Rome.

Les troupes qui écrasèrent les catholiques de l'ouest étaient composées, en grande majorité, de catholiques espagnols, italiens, flamands et allemands. Revenus sur le continent, ces mercenaires demandèrent au légat du pape l'absolution du crime qu'ils avaient commis en luttant pour des hérétiques contre leurs coreligionnaires. On avait emprunté, pour les payer, de grosses sommes aux juifs des Flandres qui acceptaient les cloches volées aux églises comme équivalent des intérêts dus. Le gouvernement luthérien de Somerset aurait succombé, très vraisemblablement, sans l'intervention opportune de ces mercenaires étrangers et catholiques.

Le protecteur ne jouit pas de son triomphe. Ses collègues du conseil intriguaient contre lui ; son rival. Warwick, qui revenait de dompter les rebelles du comté de Norfolk, dominait le conseil qui tenait luimême Londres. Somerset se sentait menacé; le 5 octobre il fit appel à tous les sujets loyaux pour leur demander de défendre le roi et de le défendre luimême contre de dangereux conspirateurs. Son appel ne fut pas entendu; il s'enfuit d'Hampton Court à Windsor. Le 7, il fut proclamé traître. Le 14 octobre 1549, il était interné à la Tour *.

Somerset tomba brusquement du pouvoir parce qu'il avait inquiété ses collègues du conseil en se rangeant du côté du peuple dans la question des grands domaines. Il avait institué, le 2 juin 1548, une commission qui essayait de remédier aux abus les

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