Rymer, Fcedera, t. VI, part. IV. p
Harley, également mariés, faites par lettres-patentes du roi, furent considérées comme nulles : enfin, on n'admit pas la validité de la consécration de Taylor, évêque de Lincoln. Dès ce moment, la collation des ordres faite selon le rite institué par l'Ordinal anglais, semble avoir été considérée comme invalide, puisqu'il était ordonné de suppléer à ce qui avait manqué.
Le 4 mars1, les évèques reçurent l'ordre de sévir contre les prêtres mariés de leur diocèse respectif2.
Il est impossible de connaître exactement le nombre des ecclésiastiques anglais qui avaient pris femme sous le règne d'Edouard VI. les registres épiscopaux n'étant pas tous parvenus jusqu'à nous. Les évèques les traitèrent en général de la façon suivante : ils privaient de toute fonction ceux dont les femmes étaient vivantes et qui refusaient de les quitter. Les prêtres qui étaient veufs, ou qui acceptaient de se séparer de leur femme, pouvaient recevoir une autre cure ou une autre fonction ecclésiastique. Mais ils étaient soumis, auparavant, aune pénitence publique. A Londres, on les plaçait, revêtus d'une chemise blanche, un ilambeau à la main, en tête des processions; ils se tenaient debout devant la chaire de la cathédrale de Saint-Paul pendant que l'évêque ou le prédicateur les frappait avec une corde. Les ex-religieux étaient traités plus sévèrement; on les séparait de leur femme ; ils étaient déclarés incapables de remplir aucune fonction ecclésiastique et soumis à des pénitences plus dures que celles infligées au clergé séculier.
Les registres épiscopaux qui rendent compte de cette procédure signalent, au diocèsede Lichfield, 43 prêtres interdits sur un total d'environ 550: la proportion est
i. \\iLKi>s, Concilia, t. IV, p. 89.
2. Rtiisr, Fœdera, t. VI, part, m et IV, p. 20. Commission autorisant le chancelier à agir contre les chanoines et prébendes qui s'étaient mariés.