NicholSj Narratives of ihc Reformation, pp
il blâma le divorce qu'il jugeait inique, comme la majorité des Anglais. Henri, désormais, ne pouvait plus se servir de cet homme ; il essaya d'attirer, à son défaut, son disciple, John Frith, en lui demandant uniquement de renoncer aux opinions extrêmes de son ami.
Ainsi, à partir de la chute de Wolsey, le roi encourageait secrètement l'hérésie. Il cherchait à embarrasser les évêques, à les rendre de plus en plus impopulaires, en les forçant à punir les hérétiques, ses alliés inavoués, pendant que lui-même attaquait l'Eglise d'un autre côté. Cette politique déloyale, qui lui donnait figure d'un prince parfaitement orthodoxe, l'aidait à faire traîner à Rome l'affaire du divorce. En Angleterre, les novateurs, se sentant encouragés, étaient devenus beaucoup plus nombreux. Dans le seul diocèse de Londres, entre les années 1528 et 1532. soixante-neuf personnes furent condamnées à abjurer les erreurs qu'elles avaient soutenues; d'après les recherches les plus probables, neuf furent brûlées, dans l'ensemble du pays, de 1529 à la fin de l'année 1533, pour crime d'hérésie. Thomas Hitton, prêtre défroqué devenu charpentier, arrêté sous l'inculpation d'avoir volé du linge sur une haie, avait été trouvé porteur de livres et manuscrits hérétiques ; Thomas Bilney, après plusieurs abjurations, finit par mourir réconcilié à l'Église : Richard Bayfield, moine défroqué de Bury, avait rapporté d'Allemagne des livres de Luther et d'Œcolampadius. Réconcilié à l'Eglise, il retomba et mourut relaps.
Les ennemis de More l'ont accusé d'avoir fait torturer James Bainham, qui admettait toutes les doctrines de Tyndale, avant de le livrer aux flammes. La fausseté de cette accusation a été prouvée *. John Tew-
i. j. i.Air.hMi;. Bistory of the Church,pp. 131 et 1 ;*-2 et Hori, English WorkSi pp. 904-902.