‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 40 sur 253 · HBNRJ VIII PROTÈGE LES HÉRÉTIQUES · texte numérisé non relu

HBNRJ VIII PROTÈGE LES HÉRÉTIQUES

des biens ecclésiastiques. S'il faut en croire l'historien Foxe, Henri fut si intéressé par cet ouvrage qu'il le cacha dans son bureau et envoya à l'auteur un cachet à son effigie afin de le protéger contre Févêque de Londres et le chancelier More qui avait répondu à l'auteur en écrivant sa Supplication des Ames.

Le roi protégea également le docteur Barnes qui, obligé de s'enfuir sur le continent, revint avec un sauf-conduit royal. Ghappuys affirme que Barnes ne sollicita pas sa grâce mais qu'il fut vivement encouragé par Henri lui-même à revenir en Angleterre. A la même époque deux autres hérétiques de moindre importance rentraient à Londres sans même s'inquiéter d'en obtenir la permission; ils apportaient avec eux un stock de livres de Tyndalc.

La bible de ce dernier avait été officiellement dénoncée au mois de mai. L'année n'était pas achevée que le roi lui fit offrir un sauf-conduit, avec promesse officieuse de ne pas l'inquiéter, pendant que le chancelier More employait tous ses loisirs à réfuter ses sophismes. Tyndale pouvait être un instrument très utile pour seconder les vues de la politique nouvelle : il avait publié, en 1528, V Obéissance d'un chrétien1 , Henri l'avait lue et en avait été charmé. L'auteur soutenait qu'un souverain étant au-dessus des lois, pouvait faire le bien ou le mal, suivant son caprice, puisqu'il ne devait de comptes qu'à Dieu. Un méchant roi, disait-il, est encore une bénédiction. L'autorité du pape est fondée sur le mensonge ; les cardinaux et les évêques n'ont pas droit à l'obéissance.

Ce collaborateur si utile fit, au début del'année 1531, une maladresse qui engagea le roi à le laisser en exil. Dans son livre sur Les machinations des Prélats,

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