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(3) De Ug. agr., II, 11. C'est le texted'Orelli.M. Aug. Wilh. Zumpt (If. Tullii orationes très dé lege agraria), substitue « curiatis ea comitiis, quœ vos nonscistis, confirmavit » qui est peut être préférable.
(4) Cic, ^. c, «... curiata tantum auspiciorum causa remanserunti v
(5) De Rep„ II, 8.
(6) [bid., 12
tinction ni restriction (I). Denys va plus loin. Tl montre, à plusieurs reprises , les plébéiens (rb itXîiOoç) votant dans les comices curiates (2).
M. Mommsen est donc dans son droit quand il invoque, contre ceux qui excluent la plèbe des curies , le témoignage unanime des anciens (3). Néanmoins, les raisons présentées parles partisans de l'opinion contraire subsistent. La principale est que les plébéiens , votant dans les mêmes comices que les patriciens, et beaucoup plus nombreux que ceux-ci , n'auraient pas tardé à devenir tout puissants, ce qui ferait de l'histoire de Rome, durant les premiers siècles, un tissu de grossières invraisemblances (4). On répond que les pouvoirs patriciens, les magistrats et le Sénat, ayant la haute main sur les comices curiates, y rendaient la plèbe inofFensive ; que, d'ailleurs, les patriciens, assistés de leurs clients, n'avaient pas de peine à l'emporter (5). Mais rinfériorité nuniérique des plébéiens indépendants, qu'ils fussent d'origine libre ou affranchis par l'extinction de leur gens, n'est pas si clairement démontrée. Le procès de Coriolan prouve au contraire que, dès l'an 263 u. c. = 491 , ils formaient la majorité dans les comices tributes (6) , et leur nombre n'a pu qu'augmenter^ non pas, si l'on veut, par la conquête, puisqu'il est entendu que l'élan conquérant de Rome resta amorti encore pendant plus d'un siècle (7), mais, au moins, par la disparition de beaucoup de génies patriciennes. Dans la même période, les clients en puissance^de patron commencèrent aussi à lever la tête et à regarder leurs maîtres en face (8). L'imprudence eût donc été grande, de la part des patriciens, de mettre en présence et d'encourager par le contact ces forces d'autant plus redoutables qu'elles eussent été coalisées. Il est bien vrai qu'ils étaient toujours surs d'avoir le dernier mot; mais, dans ces conditions, combien de tèmpâ l'auraient-ils gardé ?
Issues des trois tribus primitives dont le territoire se confondait avec celui de la ville (9), les curies étaient, comme elles, une
(1) I, 13 « cum populum in curias triginta divideret. »