‹ Les origines du sénat romain:Chapitre 70 sur 116 · XL, 3Ô; XLV · texte numérisé non relu

XL, 3Ô; XLV

(3) Petit-fils par l'intermédiaire de A. Postumius tribun légionnaire en 574 u. c. = 180 (T. L., XL, 41), à moins que ce personnage, au lieu d'être son père, ne lui soit identique.

en 603 u. c. = 151 n*a dans les Fastes d'autre cognomen que celui d'Albinus.

A. Postumius A. f. A. n. Albinus Luscus cos. en 574 u. c. = 180 a deux frères : 1** L. Postumius A. f. A. n. Albinus cos. en 581 u. c. = 173 auquel on ne connaît pas de postérité (I); 2o 8p. Postumius A. f. A. n. Albinus Paululus cos. en 580 u. c. = 174. Le cognomen Paululus ne reparaît plus. Il est remplacé par celui de Magnus chez le fils du précédent, Sp. Postumius Albinus Magnus cos. en 606 u. c. = 148 (2). Ce cognomen tombe lui-même à la génération suivante , d'où Ton peut conclure qu'il est , ainsi que le précédent, purement personnel. Sp. Postuiyius Albinus Magnus a deux fils : 1° Sp. Postumius Albinus cos. en 644 u. c. = 110 (3), et A. Postumius Albinus cos. en 655 u. c. = 99 (4), père de A. Postumius A. f. Sp. n. Albinus préteur entre 689 u. c. = 65 et 699 u. c. = 55 (5).

Il semble résulter de ces recherches que la gens Postumia, divisée en deux branches dès le début de la république , la branche des Tubertiet celle des Albini Regillenses, ou Megelli, ou Lusci, ou Paululi ou Magni et, le plus souvent, Albini tout court, a laissé la première s'éteindre dès le quatrième siècle de Rome, et

s'est propagée par la seconde jusque dans le huitième (6).

La gens QUINCTIA est divisée, dès l'origine, en deux branches : l°La branche des Capitolini Barbati, représentée par T. Quinctius L. f. L. n. Capitolinus Barbatus six fois consul, entre 283 u. c. = 471 , et 315 u. c. = 439. Il a pour fils (7) T. Quinctius T. f. L. n. Capitolinus Barbatus cos. en 333 u. c. = 421 , tr. m. c, p. en 349 u. c. = 405. T. Quinctius Capitolinus tr. m. c. p. en 369 u. c. = 385 (8) est probablement le fils du précédent. Cn. Quinctius Capitolinus, édile curule en 388 u. c. = 366, appartient à la même descendance (9).

(1) V. Willems, Sénats I, p. 326, n» 79.

(2) Son ascendance paraît résulter de son prénom.

(3) Môme observation.

(4) Son ascendance est établie par celle du suivant.

(5) V. sur ce personnage, Willems, Sénat, I, p. 471, n® 117.

(6) Sur quelques autres Postumii auxquels il n'a pas été possible de faire une place dans ce tableau généalogique , v. l'article cité de l'Encyclopédie de Pauly. Même observation pour les membres des gentes suivantes qui se trouvent omis pour la même raison.

(6) Sur ce personnage, v. plus loin p. 166, n. 1. (9) T. L., VII, 1.

2® La branche des Cincinnati, dont le chef est L. Quinctius L. f. L. n. Cincinnatus, cos. en 294 u. c. = 460, frère du premier Capitolinus Barbatus (1). Il a quatre fils (2) : L. Quinctius L. f. L. n. Cincinnatus tr. m. c. p. en 316 u. c. = 448, II en 329 u. c* = 425, m en 334 u. c. =J20 (3) ; T. Quinctius L. f. L. n. Cincinnatus Pennus cos. en 323 u. c. =431, II en 326 u. c. = 428, Q. Quinctius L. f. L. n. Cincinnatus tr. m. c. p. en 339 u. c. = 415 , II en 349 u. c. = 405 (4) , et enfin K. Quinctius , fameux par ses démêlés avec la plèbe et son exil.

Kseso n'a point , que nous sachions , de postérité. On reconnaît les fils des trois autres à leur prénom. Lucius a pour fils L. Quinctius L. f. L. n. Cincinnatus Capitolinus tr. m. c. p. en 368 u. c. = 386, II en 369 u. c. = 385, III en 377 u. c. = 377. Quintus a pour fils, ou plutôt pour petit-fils, Q. Quinctius Q. f. L. n. tr. m. c. p. en 385 u. c. = 369. Le cognomen de ce personnage n'est d'ailleurs pas mentionné. C'est Titus dont la descendance va le plus loin. D'abord son fils, T. Quinctius T. f. L. n. Cincinnatus Capitolinus tr. m. c. p. en 366 u. c. == 388 , II en 370 u. c. = 384, puis son petit-fils, T. Quinctius T. f. T. n. Pennus Cincinnatus Capitolinus tr. m. c. p. en 386 u. c. = 368, puis son arrière-petit-flls , T. Quinctius T. f. T. n. Pennus Capitolinus Crispinus cos. en 400 u. c. = 354 , II en 403 u. c. =351 (5). De celui-ci descend T. Quinctius Crispinus cos. en 546 u. c. = 208 qui est peut-être le père de L. Quinctius Crispinus préteur en 568 u. c. = 186 (6). Appartiennent à la même lignée, T. Quinctius T. f. Crispinus Sulpicianus cos. en 745 u. c. = 9, et les Quinctii Crispini qu'on trouve encore au premier siècle ap. J.-C. (7).

Il n'est pas très facile de suivre les destinées de la branche des Cincinnati. On remarque que le cognomen Capitolinus, porté par

(1) Borghesi, Fast,, p. 27.

(2) md., p. 26.

(3) Il y a contradiction, au sujet de ce troisième consulat, entre Tite-Live et les Fastes Capitolins. Nous suivons ici la version de Tite-Live, qui a cet avantage de pouvoir être reproduite telle quelle, sans correction. Les Fastes Capitolins attribuent ce consulat à Titus , mais avec la mention II qui, de toute manière, est fautive et doit être remplacée par la mention III.

(4) Borghesi, l. c.

(5) M. Willems {Sénatt I, p. 100. n. 3) l'identifie avec Quinctius Capitolinus, édile curule en 388 u. c. = 366. Mais celui-ci s'appelle Cnaeus. T.-L., VII, l.

(6) V. Willems. tbid., p. 325, n» 70.

(7) V. Pauly. Encykl, VI, p. 368, et Willems, tbid., p. 508, n" 273 et p. 619, n. 1.

la branche des Capitolini Barbati, revient à la troisième génération dans celle des Cincinnati, alors que les premiers figurent encore dans les honneurs. Peut-être faut-il conclure de là que ce cognomen, chronologiquement antérieur aux deux autres, a été commun h tous les Quinctii au temps où ils formaient une gens indivise, ce qui a pu les autoriser plus tard à s'en prévaloir également, lorsqu'ils se trouvèrent partagés en deux branches (1).

De la branche des Cincinnati se détache , dans le courant du quatrième siècle de Rome, celle des Cincinnati Penni ; mais on ne saurait dire si le cognomen Crispinus qui , à la fin du même siècle, vient s'ajouter au cognomen Pennus, indique un démembrement nouveau.

Un K. Quinctius cos. en 483 u. c. = 271 a, dans le Chron. de 354 et les Fasti Hispan.^ qui remplacent les Fastes Capitolins perdus, le cognomen Claudius, plus correctement Claudus. Il annonce peut-être l'apparition d'une branche nouvelle, laquelle n'est point connue autrement.

La branche des Quinctii Flaminini apparaît au commencement du sixième siècle de Rome (2) et fleurit jusque dans le courant du septième (3).

Lesgentes suivantes sont celles qui onfc atteint le plus grand développement.

De la gens iEMILIA on ne connaît, jusque dans le courant du cinquième siècle de Rome, que la branche des Mamerci ou Mamercini. L. iEmilius Mamercus cos. en 270 u. c. = 284 , II en

(1) Cette. conjecture n'a de valeur que si les Capitolini Barbati sont contemporains des Capitolini Cincinnati. Autrement il faudrait dire que le cognomen Capitolinus a été recueilli par la branche des Cincinnati après être tombé en déshérence par suite de l'extinction des Capitolini Barbati. Or, Tite-Live (VI, 11. Weissenborn) , a l'air d'identifier T. Quinctius Capitolinus tr. m. c. p. en 369 u. c. = 385 avec T. Quinctius tr. m. c. p. I en 366 u. c. = 388, etc., le premier Cincinnatus qui associe à ce cognomen celui de Capitolinus. H résulterait de là que la branche des Capitolini Barbati avait disparu quand se produisit cette association. Mais on peut répondre que la mention II ajoutée par le même Tite-Live au consulat de T. Quinctius Cincinnatus Capitolinus en 370 u. c. = 384 (VI, 18) ne se concilie guère avec cette hypothèse. D'autre part on a vu (p. 165, n. 5) que l'identification proposée par M. Willems entre Quinctius Capitolinus, édile en 378 u. c. = 336, et T. Quinctius Pennus Capitolinus Crispinus COS. en 400 u. c. = 354, etc., n'est pas admissible.

(2) K. Quinctius Flamininus Xvir ad sedem Concordise locandam , en 537 u.c. = 217. T. L.. XXII, 33.

(3) V. Pauly, Encykl, VI, p. 368-370.

276 Tj. c. = 478, III en 28t u. c. = 473, est père (1) de^Ti. iEmilius L. f. COS. en 284 u. c. = 471 , II en 287 u. c. = 467. Ici la branche se partage en deux lignées : 1« celle de Tiberius , père d'un Tiberius inconnu, grand-jjère de C. ^Emilius Ti. f. Ti. n. Mamercinus tr. m. c. p- en 360 u. c. = 394 , II en 363 u. c. = 391. De lui descend peut-être Ti. iEmilius Mamercinus cos. en 415 u. c. = 339 ; 2o celle de Mamercus, frère de Tiberius, de celui qui est connu grâce à Tascendance indiquée pour ses petits-fils. L'un des deux fils de Mamercus, Mamerc. ^Emilius Mamerc. f. Ti. n. Mamercinus tr. m. c. p. en 316 u. c. = 438 est père de M' iEmiliua Mamerc. f. Mamerc. n. Mamercinus cos. en 344 u. c. == 410, tr.m.c.p.en349 u. c. =405, lien 351 u.c. = 403, III en 353 u.c. =401, et deL.iBmilius Mamerc. f. Mamerc. n. Mamercinus tr. m. c. p. quatre fois de 363 u. c. = 391 à 372 u. c. = 382. Le deuxième fils de Mamercus, Lucius, est inconnu comme son père, mais le fils de Lucius , L. iEmilius L. f. Mamerc. n. Mamercinus arrive au sommet des honneurs , tr. m. c. p. en 365 u. c. = 389, II en 374 u. c. = 380, III en 377 u. c. = 377, cos. eu 388 u. c. = 366, II en 391 u. c.-= 363. Le fils de celui-ci, L. ^Emilius L. f. L. n. Mamercinus ne joue pas un rôle moins considérable, cos. en 413 4], C. = 341 , II en 425 u. c. = 329 etc. Il ajoute à son cognomen de Mamercinus celui de Privernas pour avoir emporté la ville de Privernum. Ce nouveau cognomen n'annonce pas une branche nouvelle. D'ailleurs, les iBmilii Ma-mercini paraissent finir avec le seul d'entre eux qui s'en soit paré.

Il ne serait pourtant pas impossible qu'ils eussent été continués en ligne directe par les PauUi, lesquels surgissent quelques années après eux pour jeter un si vif éclat dans la personne de L. iEmilius Paullus, le vainqueur de la Macédoine. En effet, le premier de cette branche, M. ^Emilius Paullus cos. en 452 u. c. = 302 est, ainsi que nous le voyons par l'ascendance indiquée pour son fils COS. en 499 u. c. = 255, fils lui-même d'un certain Lucius. Or, ce Lucius pourrait bien être, d'après l'ordre des temps, L. iBmilius Privernas dont il vient d'être question.

La branche des PauUi s'éteint au bout d'un siècle et demi dans la personne de PaulEmile (2). Mais d'autres s'élèyent qui maintiennent et portent plus haut encore l'antique gloire des ^milii.

(1) Denys, IX, 51.

(2) On sait que deux de ses fils étaient passés par Tadoption dans des familles étrangères et que les deux autres étaient morts avant lui. V. Plut., Paul-Em., 35.

Les Mamercini figuraient encore dans Thistoire lorsque les Barbulae et les Papi y faisaient leur entrée pour eu sortir après un peu plus d'un siècle. On ne peut déterminer leur degré de parenté avec les Mamercini, mais on voit qu'ils étaient très proches parents les uns des autres (1). Le premier des Papi, M. iEmilius dictât, en 433 u. c. = 321 (2), identique très probablement à M. iEmilius Q. f. L. n. Barbula dictator, dont le nom est conservé dans une inscription (3), réunissant, par conséquent, les deux cognomina^ doit être le chef de la branche des Papi, sortie de celle des Barbulse. En effet, son frère, Q. iEmilius Q. f. L, n. Barbula cos. en 437 u. c. = 317, II en 443 u. c. = 311, continue cette dernière, par lui-môme, par son fils, L. iEmilius Q. f. Q. n. Barbula cos. en 473 u. c. = 281, et par son petit-fils, M. iEmilius L. f. Q. n. Barbula cos. en 524 u. c. = 230. La généalogie des Papi est plus difficile à établir. Il est probable que le dictateur de 433 u. c. = 321 a un frère Cnaeus, père de Q. iEmilius Cn. f. Q. n. Papus (4) cos. en 472 u. c. = 282, U en 476 u. c. = 278, grand-père de L. iEmilius Q. f. Cn. n. Papus cos. en 529 u. c. = 225. Le dernier des Papi est L. iEmilius Papus Xvir sacrorum, mort en 582 u. c. = 172 (5).

A côté des Paulli, des Barbulse et des Papi, apparaît, dans la dernière moitié du cinquième siècle (6) , Tillustre branche des Lepidi qui subsiste jusque sous Caligula (7) et, bien que partagée en plusieurs lignées (8), n'en paraît pas moins rester indivise, puisque tous ses membres ont le même et seul cognomen de Lepidus. Il faut excepter cependant M. ^Emilius Lepidus Porcina COS. en 617 u. c. = 137 qui, du reste, ne transmet ce deuxième cognomen à aucun personnage connu, et L. iEmilius cos. en 704 u. c. = 50 qui adopte celui de PauUus, pour faire revivre le sou-

(1) Les raisons qui suivent sont empruntées à M. Willems. Sénat, l, p. lOO, n. 1. M. Willems remarque de plus T usage fréquent dans ces deux branches du prénom Quintus, infiniment plus rare dans les autres familles émiliennes.

(3) C.l.I.,I.p. 280. XI.

(4) Le prénom L. donné dans les Fastes Cap., contrairement à Cassiodore, qui donne Q., doit l'être par erreur, car le cos. de 476 u. o. = 278, que Cassiodore appelle Q., est dît dans ces mêmes Fastes cos. II par le Chron. de 354 et la Chron. Pasch.

(6) M. iHmilius Lepidus cos. en 469 u. c = 285.

(7) V. Pauly, Encykl, I, p. 366, n» 26.

(8) /Md., p. 355.

venir des iEmilii PauUi éteints depuis plus d'un siècle (1). Son fils, PauUus iEmilius L. f. M. n. Lepidus cos. en 720 u. c. = 34, par une transformation dont il y a d'autres exemples à la même époque (2), fait de ce cognomen un prénom , et reprend le surnom de Lepidus. .

Les Scauri entrent en scène en 564 u. c. = 190, alors qu'il n'y a plus en présence que les derniers des PauUi et des Papi, et les Lepidi , dans tout l'éclat de leur prospérité. Eu cette année Tite- Live (3) signale L. iEmilius Scaurus, probablement le grand-père de M. iEmilius M. f, L. n. Scaurus cos. en 639 u. c. = 115 et prince du Sénat (4). Les Scauri durent jusque sous Tibère (5).

Il reste à signaler les Regilli, dont le rôle est beaucoup plus obscur. Ils surgissent à la fin de la première moitié du sixième siècle (6) et paraissent se rattacher aux Lepidi (7).

La<7enrCLAUDIA est entre toutes celle qui paraît rester indivise le plus longtemps. Elle se présente d'abord avec le double cognomen de Sabinus Regillensis, auquel ne tarde pas à s'ajouter celui de Crassus ou Crassinus (8). IjO chef de la gens est App. Claudius Sabinus Regillensis cos. en 259 u. c. = 495. Il laisse deux fils, C. Claudius App. f. (9) Sabinus Regillensis cos. en 294 u. c. = 460 , et App. App. f. (10) Claudius Crassus Regillensis Sabinus, COS. en 283 u. c. = 471, II en 303 u. c. = 451, Xvir en 303 u. c. = 451 et 304 u. c. = 450 (11). Celui-ci a deux fils, App. Claudius

(1) V. Willems, Sémt, I, p. 485-487, n- 160.

(2) V. Momms., Mm. Forsch,, I, p. 34-36, et note 51.

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